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Engie va supprimer 1900 postes en France selon la CGT

Engie va supprimer près de 2000 postes en France sur trois ans.

Engie va supprimer près de 2000 postes en France sur trois ans. - ERIC PIERMONT - AFP

L'ex-GDF compte supprimer "au moins 1900 postes" en France dans sa filiale "énergie" sur la période 2016-2019, a indiqué la CGT ce mardi. Des chiffres que la direction dément.

Les suppressions de postes programmées dans le cadre de la restructuration du siège d'Engie portent à "au moins 1900" le nombre d'emplois supprimés en France dans la partie "énergie" du groupe sur la période 2016-2019, a souligné mardi la CGT. Le syndicat dénonce par ailleurs dans un communiqué la "délocalisation" en cours vers des pays "à faible coût de main d'oeuvre" de l'activité relations clientèle, déjà externalisée.

Engie a annoncé mi-avril la restructuration de son siège social implanté sur trois sites à Paris, Bruxelles et Londres, qui va toucher au total 618 salariés. Parallèlement, 114 créations de postes sont prévues. En France, la direction a prévu dans ce cadre la suppression de 416 postes mais, selon la CGT, 600 en fait seront impactés car 200 étaient déjà "gelés" (non pourvus).

Des délocalisations au Maroc et au Portugal

La CGT rappelle que ce "n'est pas le seul projet en cours ou à venir". Sur la période 2016-2019, il s'agit d'"au moins 1900 suppressions de postes" sur les quelque 25.000 existants en France dans la partie "énergie" du groupe, souligne le syndicat, qui actualise des chiffres donnés en juin 2016.

À l'époque, la CGT avait fait part de 950 suppressions de postes déjà annoncées officiellement d'ici à 2018, dont plus de 750 en France. Elle avait aussi calculé que "10.000 salariés dans le monde" pourraient être touchés par le plan de transformation de l'énergéticien.

Engie dément ces chiffres

Concernant les relations clientèle (600 postes supprimés dans les centres d'appel pour ce qui concerne les particuliers, 200 pour les entreprises selon les chiffres du syndicat), la CGT s'indigne que "plus de 20% de l'activité externalisée" soit "désormais délocalisée à l'étranger" par des prestataires "incités et assistés" par Engie. Le syndicat cite "en particulier" le Maroc, l'Ile Maurice et le Portugal. Les autres postes supprimés dans la partie "énergie" concernent l'informatique (200), le négoce (100), l'exploration-production (120) et l'opérateur de stockage Storengy (80), détaille la CGT.

Une porte-parole d'Engie a de son côté rappelé qu'un plan de transformation était en cours chez Engie tout en démentant les chiffres avancés par la CGT. "On ne confirme absolument pas ces chiffres qui ne correspondent pas du tout à la réalité", a-t-elle dit, ajoutant qu'Engie prévoyait 4.000 recrutements en CDI en France cette année, comme en 2016, et que toute réduction d'effectifs se ferait sans licenciement. "Un plan de départ volontaires est en cours de discussion avec les syndicats", a également indiqué la porte-parole d'Engie.

N.G. avec AFP