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En images : ces patrons qui réduisent leurs rémunérations

Carlos Ghosn s'est dit prêt à geler 30% de sa rémunération variable si des accords de compétitivité étaient conclus avec les salariés de Renault.

Carlos Ghosn s'est dit prêt à geler 30% de sa rémunération variable si des accords de compétitivité étaient conclus avec les salariés de Renault. - -

A l’image de la décision de Carlos Ghosn, certains grands patrons ont déjà diminué ou même renoncé à une partie de leur rémunération face aux difficultés de leurs entreprises.

La nouvelle a provoqué de vives réactions. Carlos Ghosn, le patron de Renault, s’est dit prêt, ce jeudi 14 février, à geler 30% de sa rémunération variable, en échange de la signature d’un accord de compétitivité avec les salariés du groupe. En 2011 déjà, après une sombre affaire d’espionnage interne, Carlos Ghosn avait renoncé à la part variable de sa rémunération.

Un effort relativement mesuré : en 2011, la part variable de sa rémunération atteignait de 1,59 million d'euros, alors que la part fixe s’élevait 1,23 million d’euros. De plus, Carlos Ghosn perçoit en plus une rémunération de Nissan, dont il est aussi le patron.

Mais comme lui, d’autres patrons ont renoncé à une part de leur rémunération en période de difficultés.

>> Philippe Varin - PSA

(BG Group - Flickr - CC)

Philippe Varin, le patron de PSA, va renoncer à son tour à la part variable de sa rémunération après une perte historique du groupe, de plus de cinq milliards. En 2011 déjà, il avait perçu 60% de moins par rapport à 2010, après avoir renoncé à la part variable de son salaire. Le PDG a tout de même gagné 1,3 million d’euros en salaire fixe cette année-là. Les quatre autres membres du directoire de PSA ont également renoncé à leur part variable pour 2012.

>> Louis Gallois - EADS

(AFP)

Louis Gallois, alors président exécutif d’EADS, avait abandonné sa part variable en 2008 et 2009. Il n’avait alors touché que son salaire fixe, soit 900 000 euros. Il déclarait à l’époque dans L’Express qu’il réservait cet argent à "un usage socialement utile".

>> Stéphane Richard - France Télécom

(France Télécom - Flickr - CC)

En 2012, Stéphane Richard, patron de France Télécom, a décidé le gel complet, c’est-à-dire les parts fixe et variable, des cents plus grosses rémunérations de son groupe dont la sienne. Le dirigeant a gagné, tout compris, 1,5 million d’euros en 2011. Ce qui en fait le 32ème salaire du CAC 40.

>> Michel Rollier - Michelin

(Charles Platiau - Reuters)

Michel Rollier, à la tête de Michelin depuis 2006, n’a pas, en tant que tel, renoncé à une partie de son salaire. Mais il ne perçoit aucune part fixe, sa rémunération dépendant entièrement des performances du fabricant de pneumatiques. En 2011, le revenu du dirigeant a ainsi diminué de 31%, à 3,1 millions d’euros.

>> Maurice Lévy - Publicis

(Guillaume Paumier - Flickr -CC)

Comme lui, Maurice Lévy, le dirigeant de Publicis, ne perçoit depuis janvier 2012 qu’une rémunération variable, fixée sur les résultats du groupe publicitaire. La nouvelle indexation n’a pas fortement influencé la rémunération de Maurice Lévy, qui est restée presque identique en 2012 par rapport à 2011.

La pratique est courante aux Etats-Unis, où de nombreux dirigeants, comme Steve Jobs ou Eric Schmidt, ne perçoivent que le salaire symbolique d’un dollar. L’essentiel de leur rémunération se fait alors sous forme de stock-options.

A.D