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Deux salariés d'un hypermarché sont licenciés pour refus du travail dominical

Deux salariés d'un hypermarché Cora situé près de Saint-Malo (Ille-et-vilaine) ont été licenciés pour "faute grave" après avoir refusé de travailler le dimanche. Ils veulent porter l'affaire devant les prud'hommes, révèle Europe1.

Refuser de travailler le dimanche a coûté leur boulot à deux employés d'un hypermarché en Bretagne. Ces salariés de la grande surface à l'enseigne Cora de Saint-Jouan-des-Guérêts, près de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), ont été licenciés pour "faute grave" à la suite de leur refus de travailler le dimanche révèle Europe1.

"Refuser de venir travailler le dimanche, ce n'est pas une faute grave. Je ne pensais pas qu'on m'aurait virée comme ça au bout de 18 ans de boîte. Je trouve que le dimanche [doit être consacré] à la vie de famille, avec un loisir" commente une des deux salariés victimes de ce licenciement qui prévoient d'attaquer leur employeur devant le conseil des prud'hommes.

Pas d'avenant au contrat de travail

L'ouverture dominicale systématique de cet hypermarché a été décidée en mars 2018 alors que jusqu'à présent, il n'était ouvert que quelques dimanches dans l'année, comme ses homologues. À l'époque, selon le quotidien régional Ouest-France, cette décision avait rencontré l'opposition des salariés de cette surface commerciale en raison de l'absence de recours aux salariés volontaires. "Nous aimerions que le principe du volontariat soit retenu. Mais ce n’est pas le cas pour l’instant. Les salariés seront obligés de travailler le dimanche", déplorait un délégué du personnel, cité par le journal.

Mais, aucun avenant aux contrats de travail des 230 salariés de l'enseigne n'a apparemment été ajouté concernant l'instauration du travail dominical dans ce magasin. Or, selon l'inspectrice du travail de Saint-Malo interrogée par Europe1, "l'accord du salarié peut être nécessaire lorsque les nouveaux horaires ou la nouvelle répartition des horaires constituent une modification du contrat de travail."

Frédéric Bergé