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Des salariés de GM&S bloquent un site de Renault dans l'Yonne

Les salariés de GM&S réclament le retour de Renault à la table des négociations.

Les salariés de GM&S réclament le retour de Renault à la table des négociations. - Pascal Lachenaud - AFP

Une centaine d'employés de l'équipementier bloquent actuellement le site Renault de Villeroy, à la veille d'une audience cruciale pour la reprise de leur entreprise.

Plus d'une centaine de salariés de l'équipementier automobile creusois GM&S bloquaient ce mardi un site du constructeur Renault à Villeroy (Yonne), à la veille d'une audience cruciale pour la reprise de l'entreprise en liquidation judiciaire.

Arrivés dans deux autocars et plusieurs voitures depuis leur usine de La Souterraine (Creuse), les salariés ont été accueillis aux alentours de 09H00 par des représentants de la CGT départementale.

Les grilles de l'entreprise, une plateforme logistique de pièces détachées et où les employés ont embauché normalement en début de matinée, ont été fermées et aucun camion ne rentrait, ni ne sortait.

"Nous voulons que Renault revienne à la table des négociations"

Les salariés réclament notamment un "effort supplémentaire" de la part du constructeur automobile qui s'est pour l'heure engagé à hauteur de 10 millions d'euros de commandes dès 2018, a déclaré à l'AFP Jean-Marc Ducourtioux, élu CGT et représentant des salariés au CE.

"Nous voulons que Renault revienne à la table des négociations et remette du chiffre d'affaires", a-t-il expliqué.

Les salariés continuent aussi de réclamer plus d'emplois sauvegardés, dans le cadre du plan de reprise proposé par l'emboutisseur GMD - qui entend conserver 120 salariés sur 277 - et une indemnité de licenciement supra-légale pour les licenciés.

La CGT Métallurgie a appelé toute la filière automobile à une heure de grève mardi pour soutenir les salariés de GM&S et dénoncer la "désindustrialisation sans précédent" de la filière automobile française.

"Conditions suspensives pas levées"

De son côté, Alain Martineau, PDG de GMD, a déclaté que "l'ensemble des conditions suspensives ne sont pas levées" et "s'il n'y a pas de prolongation de la période d'observation, notre offre ne sera pas finalisée". 

Le Tribunal de Commerce de Poitiers doit examiner ce mercredi l'offre de reprise de GMD et peut-être décider dans la foulée de l'avenir de GM&S et de ses 277 salariés, en liquidation judiciaire avec période d'observation jusqu'au 21 juillet.

Y.D. avec AFP