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De nouveaux métiers ouverts aux Bulgares et aux Roumains

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L'accès à l'emploi des Roumains et des Bulgares a été élargi à 291 métiers, contre 150 auparavant, dans des secteurs où les employeurs peinent à recruter, selon un arrêté du 1er octobre publié dimanche au journal officiel. Parmi les professions nouvellement autorisées figurent la coiffure, la réparation de carrosserie, le déménagement, l'entretien des espaces verts ou encore le management de personnel de cuisine. La liste complétée recouvre la plupart des secteurs, notamment le BTP (ouvrier, couvreur, dessinateur...), l'hôtellerie (cuisinier, serveur...), l'agriculture, la pêche, l'industrie (soudeur, mécanicien...), le commerce et l'entretien. Mais aussi des fonctions dans le domaine de l'informatique, de la banque et de la finance.

Cet assouplissement avait été annoncé le 22 août par le gouvernement, en même temps que la suppression de la taxe que l'employeur devait verser pour recruter les ressortissants européens de ces deux pays, majoritaires parmi les Roms présents en France. Roumains et Bulgares sont soumis jusqu'à fin 2013 à des restrictions. Outre le fait d'exercer un métier autorisé, ils doivent encore disposer d'une autorisation de travail délivrée par la préfecture.

Pour le gouvernement, le quasi-doublement de la liste des métiers répond à une "double préoccupation". D'une part "anticiper progressivement l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans le droit commun applicable à tous les ressortissants communautaires, qui interviendra au plus tard le 31 décembre 2013", avaient expliqué jeudi dans un communiqué les deux ministres. D'autre part la mesure vise à "faciliter" leur "insertion" par le biais d'"actions concrètes", l'accès à l'emploi étant "une des clés principales de cette insertion".

BFM Business & AFP