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Cornerjob, l'appli de recrutement qui promet une réponse en 24 heures

Cornerjob publie sur son application 35.000 nouvelles offres d'emploi chaque mois.

Cornerjob publie sur son application 35.000 nouvelles offres d'emploi chaque mois. - niekverlaan- CC

Une réponse en 24 heures. C'est le principe de Cornerjob qui, pour faciliter les échanges entre les recruteurs et les candidats, a simplifié les démarches au maximum. Ainsi, les offres d'emploi se limitent à 140 signes et postuler se fait en un clic.

"Vous commencez demain", voici une phrase que les utilisateurs de Cornerjob doivent s'attendre à entendre. Car cette application mobile mise sur le recrutement rapide afin de répondre aux besoins des TPE, qui ont des postes à pourvoir immédiatement, mais qui faute de visibilité ne trouvent pas de candidats.

"On intervient sur le marché du recrutement pour les non-cadres et on apporte une réponse en moins de 24 heures à toutes les candidatures", explique David Rodriguez, l'un des 4 fondateurs de Cornerjob, à BFM Business. L'objectif est de fluidifier les relations entre ceux qui ont besoin de personnel et ceux qui cherchent un job en réduisant les démarches au minimum.

Des annonces limitées à 140 caractères

L'inscription pour le candidat se fait en une minute, et postuler à une offre nécessite un clic. Quant à l'employeur, pas de long formulaire ni de fiche de poste criblée de critères à remplir: l'annonce doit tenir en 140 caractères.

"Nous visons surtout des domaines comme l'hôtellerie, la restauration et tout autre emploi de services. Les employeurs ne cherchent pas des CV ultra complets, avec 10 ans d'expérience et un niveau d'étude ultra-qualifié. Ce qu'ils veulent, c'est surtout une personne motivée, disponible et à proximité", détaille David Rodriguez. Pour se faire une idée rapide du potentiel d'un candidat, les entreprises ont à disposition un outil de chat.

Les candidats assurés de recevoir une réponse

Les entreprises doivent se montrer réactives: elles ont 24 heures pour répondre à une personne qui a postulé.

"Sur Cornerjob, il y a forcément une réponse, soit le recruteur donne une suite négative ou positive, soit il ne répond pas et automatiquement une réponse est envoyée au candidat en lui conseillant de postuler à un autre job car il n'a pas été sélectionné pour celui-ci ", indique David Rodriguez.

"L'avantage de ce système c'est que l'on a des candidats beaucoup plus engagés puisqu'ils viennent de rentrer dans le processus, ils ne sont pas passés à autre chose", souligne le fondateur de Cornerjob.

Les recruteurs y trouvent un gain de productivité, notamment quand il s'agit d'éplucher les candidatures. Tous les CV sont standardisés, il est donc facile de repérer les profils qui correspondent. Ensuite, pas besoin de décrocher son téléphone, on notifie à la personne que sa candidature a été retenue et les premiers échanges se font aussi par l'application. 

Une seconde levée de fonds de 25 millions de dollars 

CornerJob a vu le jour il y a un peu moins d'un an, un recul suffisant pour afficher un bilan positif. "On ne pensait pas se développer aussi rapidement, on est aujourd'hui à un demi-million de téléchargements chaque mois, le mois dernier on est même monté à 600.000", s'enthousiasme David Rodriguez.

Un succès qui n'a pas échappé aux investisseurs. Après une première levée de fonds en début d'année de 10 millions de dollars, une seconde vient d'être signée au début de cette semaine, d'un montant de 25 millions de dollars.

Le service est disponible en France, Italie, Espagne, et depuis le mois de février au Mexique. "Ce sont des marchés où il y a un fort taux de chômage, notamment chez les jeunes", explique David Rodriguez. Car ce sont bien les profils juniors qui ont tout de suite adopté cette application: 72% des candidats ont entre 18 et 34 ans.

Ils ont à leur disposition 35.000 nouvelles offres publiées par mois, envoyées directement par les entreprises. En un an, 100.000 emplois ont été pourvus, dont un tiers pour la France.