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Cinq offres pour reprendre la raffinerie de Petroplus

L'entreprise égyptienne devra attendre le verdict des administrateurs provisoires du groupe sur son offre, qui sera donné mercredi

L'entreprise égyptienne devra attendre le verdict des administrateurs provisoires du groupe sur son offre, qui sera donné mercredi - -

Le ministère du Redressement productif a indiqué que cinq offres "dont deux sérieuses" ont été déposées, ce mardi 5 février, pour reprendre le site de Petit-Couronne. Il s'agit de l'Egyptien Istithmaraat et de l'investisseur suisse Terrae.

C’est un "ouf" de soulagement pour les 470 salariés de la raffinerie de Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime). Le ministère du Redressement productif a indiqué, ce mardi 5 février, date limite des candidatures pour reprendre le site, que cinq offres ont été déposées au tribunal de commerce de Rouen, dont "deux paraissent sérieuses et financées".

"Le gouvernement a accompagné ces repreneurs et poursuit ses efforts au côté des industriels de manière à rendre possible la reprise de la raffinerie de Petit-Couronne", a précisé le ministère.

La première de ces deux candidatures "sérieuses" est celle du producteur égyptien d'énergie Istithmaraat."C'est un plan de reprise complet de la raffinerie de Petit-Couronne", qui prévoit notamment "la reprise de la totalité du personnel, sauf une soixantaine de personnes qui veulent prendre leur retraite", a précisé à l'AFP le consultant Michel Billard de la Motte, représentant du groupe.

L'offre concerne aussi une société implantée en région parisienne qui détient des participations dans des oléoducs et des dépôts pétroliers, a-t-il ajouté. Interrogé sur France 3 Haute Normandie, un représentant de la CGT, Nicolas Vincent, a rapporté que le gouvernement était prêt à engager le Fonds stratégique d'investissement (FSI) dans la reprise de Petroplus pour accompagner l'offre égyptienne.

La seconde offre qui a les faveurs du ministère du Redressement productif provient de l'investisseur suisse Terrae.

Par la voix d’Arnaud Montebourg, puis de Jean-Marc Ayrault, le gouvernement s’était dit prêt à prendre une participation minoritaire dans le capital du site, à l'arrêt depuis janvier 2012 après le dépôt de bilan de son propriétaire Petroplus, à condition qu'un repreneur "crédible" se manifeste. Ce qui semble donc être le cas.

Décision mercredi

Selon la CGT, parmi les trois offres restantes figurent la compagnie NetOil, basée à Dubaï et contrôlée par l’homme d’affaires libano-américain Roger Tamraz, ainsi que le Libyen Murzuk.

Les administrateurs provisoires de Petroplus annonceront leur décision mercredi, lors d'un comité d'entreprise extraordinaire.

Si un dossier est jugé recevable, une audience de cession pourra se tenir au tribunal de commerce "dans un délai de trois ou quatre semaines", a précisé Yvon Scornet, porte-parole de l’intersyndicale du site. Dans le cas contraire, la raffinerie sera mise en cessation d'activité à la date fixée préalablement par le tribunal, soit le 16 avril.

BFMbusiness.com et agences