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Choc de simplification: Hollande veut que "chacun soit gagnant"

François Hollande était à Toulouse pour appeler à la mobilisation pour un choc de simplification.

François Hollande était à Toulouse pour appeler à la mobilisation pour un choc de simplification. - -

Le chef de l'Etat a appelé à la mobilisation pour intensifier le "choc de simplification", ce jeudi 9 janvier. Il a également évoqué plusieurs mesures destinées à faciliter les démarches des entreprises.

En déplacement à Toulouse, François Hollande n'a pas vraiment répondu aux interrogations sur le fameux "choc de simplification", lancé en mars 2013, et qu'il veut intensifier.

"La simplification fait pleinement partie du pacte de responsabilité que j'ai proposé", c'est "un élément de la stratégie économique de la France", a déclaré le chef de l'Etat à l'issue d'une table ronde avec des chefs d'entreprise organisée chez l'avionneur toulousain ATR. Il s'est notamment référé à des chiffres de l'OCDE, selon lesquels le coût des lourdeurs administratives pèserait 60 à 80 milliards d'euros par an en France.

"Nous pouvons faire que chacun soit gagnant, l'entreprise, le salarié, l'administration, l'agent public et le citoyen lui-même", a-t-il souligné.

Automatisation des déclarations aux organismes sociaux

Le chef de l'Etat a appelé à une action continue et rapide. "Tous les six mois, nous aurons à agir, on ne va pas attendre trois ans, on va prendre des décisions tout au long de la période et il revient maintenant à chacun de prendre sa responsabilité", a-t-il prévenu.

François Hollande a tout de même cité plusieurs mesures destinées à simplifier la vie des entreprises, indiquant notamment que "le rescrit", obligeant l'administration à garantir une stabilité des règles fiscales pour les entreprises, serait élargi à d'autres domaines que la fiscalité.

Il a aussi fait état d'une amplification de la "déclaration sociale nominative". Celle-ci permet aux entreprises d'automatiser à partir de la fiche de paie les déclarations aux organismes sociaux.

Actuellement, ce système est expérimenté par une trentaine d'entreprises. Le chef de l'Etat a indiqué que 100.000 en bénificieraient d'ici la fin de l'année, avec 2 millions de salariés concernées, et 2 millions fin 2015, soit 15 millions de salariés.

Y. D avec AFP