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Cette start-up veut aider les freelances à gagner leur pari

Se soucier de sa comptabilité,  veiller à se faire connaître, avoir un carnet de commandes suffisamment rempli, relancer les mauvais payeurs... un freelance doit penser à mille choses à la fois.

Se soucier de sa comptabilité, veiller à se faire connaître, avoir un carnet de commandes suffisamment rempli, relancer les mauvais payeurs... un freelance doit penser à mille choses à la fois. - Kaboompics- CC

Les créateurs de start-up ont droit aux pépinières, aux incubateurs pour faciliter leurs premiers pas. Mais les freelances qui débutent sont souvent seuls. Soto organise en janvier un programme de formation leur permettant d'acquérir toutes les clés pour réussir dans leur nouvelle activité.

Le statut de freelance fait de plus en plus d'adeptes. Même si l'on est un talentueux webdesigner, un programmateur hors pair ou que l'on n'a pas son égal en tant que consultant SEO, cette expertise ne suffit pas à assurer la viabilité du business. Car le freelance doit choisir le statut juridique qui s'accorde le mieux à son activité, assurer les fonctions administratives, mais aussi endosser la casquette de commercial. Autant de points qui, mal maîtrisés, peuvent amener l'activité à péricliter rapidement.

La start-up Soto a choisi d'accompagner les freelances dans leurs premiers pas, mais aussi ceux qui souhaitent donner une nouvelle envergure à leur activité, au travers d'un programme de formation de 8 ateliers d'une demi-journée. Le prérequis pour y participer: "Il faut au moins avoir l'idée de l'expertise que l'on souhaite valoriser", explique Johann Ouaki, fondateur de Soto (pour Solo Together), qui étant lui-même passé par le statut de freelance, connaît les difficultés de ceux qui se lancent. Il a donc conçu une méthode entrepreneuriale qui va fournir à chaque participant les cadres et les outils pour assurer sa réussite.

Décrocher sa première commande à la fin du stage

Les participants vont ainsi définir leurs activités, identifier les clients, apprendre à mener une négociation commerciale, à maintenir un flot de commandes ou encore à fixer leurs prix. "Nous leur fournissons des techniques pour apprendre à calculer le coût des prestations. Nous avons aussi des grilles tarifaires des freelances en France selon les spécialités, ce qui leur permet de se positionner", détaille Johann Ouaki. Les stagiaires repartent aussi avec des documents comme des contrats-types, des modèles de factures et de devis.

Une fois tous ces atouts en main, il faut se lancer pour décrocher son premier contrat. C'est le but du dernier atelier où chaque participant doit repartir avec sa première commande. "Cela permet de rentabiliser le programme, qui est vendu 1.980 euros", explique Johann Ouaki. La facture peut aussi être financée dans le cadre des dispositifs de la formation professionnelle.

Soto organise sa première session de formation en janvier, qui est complète. La start-up a déjà enregistré des demandes pour lancer des sessions en février et en mars. L'objectif est d'atteindre au premier semestre 2017 un rythme de croisière avec une formation organisée chaque mois.

Coralie Cathelinais