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Ces 20 villes qui pourraient attirer les cadres désireux de travailler "au vert"

La préfecture de Charente (Angoulême) arrive en tête du classement effectué par Cadremploi et Figaro Immo, des villes susceptibles d'accueillir des cadres souhaitant changer de cadre de vie.

La préfecture de Charente (Angoulême) arrive en tête du classement effectué par Cadremploi et Figaro Immo, des villes susceptibles d'accueillir des cadres souhaitant changer de cadre de vie. - Joël Saget-AFP

Les cadres sont près de la moitié à avoir entamé une réflexion sur leur lieu d’habitation à l'issue de la période de confinement. Cadremploi a analysé leurs motivations à partir d'une enquête effectuée auprès de 1130 cadres, et fait établir un classement des villes d'accueil réunissant des atouts pour concrétiser leur projet de départ.

C'est peu de dire que la période de confinement strict de huit semaines (du 17 mars au 10 mai) a modifié le rapport des salariés à leur emploi et à leur lieu d'habitation. "Grâce au développement du télétravail, de nombreux cadres qui mûrissaient depuis quelques temps déjà le projet de s’éloigner des métropoles semblent vouloir désormais le concrétiser" explique Cadremploi qui dévoile une étude réalisée auprès de 1130 cadres.

Remise en question du rythme de travail

Ils sont ainsi une majorité à remettre en question leur rythme de travail (63%) ou leur équilibre vie professionnelle-vie personnelle (58%).

Près d’un cadre sur deux a aussi entamé une réflexion sur son lieu d’habitation, sachant que les points de friction portent, dans l'ordre, sur le temps de transport (pour 70% des personnes sondées), la pollution (66%) ou encore les prix de l’immobilier (64%). Sans surprise, les motivations pour déménager sont: la qualité de vie (84%), le fait d’avoir un extérieur (58%) et le fait de pouvoir bénéficier d'un logement plus grand (53%).

La campagne attire 36% des cadres

Quand on leur demande leur destination éventuelle, la campagne et les petites villes semblent tirer leur épingle du jeu puisqu’elles seraient privilégiées par respectivement 36% et 29% des cadres interrogés. 

Face à ces désirs exprimés de changer de cadre de vie, Cadremploi, Figaro Immo et PriceHubble ont établi un palmarès des 20 villes où s’installer et travailler au vert à partir d'une série d’indicateurs et de données: emploi, immobilier, environnement et infrastructures. 

À l'aune de ces critères, Angoulême (Charente) arrive en tête du palmarès des villes où partir vivre, suivie par Poitiers (Vienne), Quimper (Finistère) et Arras (cf infographie ci-dessous). La suite du classement révèle que les villes les mieux classées sont de taille un peu plus grande, toutes reliées en TGV en moins de 2 heures environ avec Paris, comme Tours (5ème), Rennes (6ème), Le Mans (7ème), Nancy (8ème) et Angers (9ème).

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- © Source: Cadremploi ; Figaro Immo; Pricehubble

Pour établir ce classement, plusieurs critères ont été croisés, explique Le Figaro Immo. Pour la valeur de l'immobilier, le prix d'achat au mètre carré s'est basé sur les prix des notaires (base de données PERVAL), le prix des loyers au mètre carré en 2019 (PriceHubble). Puis ont été pris en compte, la part des maisons dans le total des logements dans l'unité urbaine (base INSEE), le taux de chômage, l'évolution du nombre d'emplois, l'indice climat (soit l'ensoleillement), la pollution (qualité de l'air source INERIS) ainsi que le temps de trajet vers Paris, la couverture numérique et le niveau des écoles (source: ministère de l'Éducation nationale). 

Si le désir de changer de lieu d'habitation est réel, il reste néanmoins soumis à certaines conditions, la première étant la possibilité de télétravailler : 90% des cadres seraient prêts à s’éloigner de leur lieu de travail si leur entreprise autorisait plusieurs jours de télétravail par semaine.

Le télétravail, condition sine qua non pour déménager

"Pour vivre leur vie au vert, 43% des cadres seraient prêts à faire quelques concessions telles que s’éloigner du domicile familial plusieurs jours par semaine si cela est nécessaire pour l’activité professionnelle. Mais là encore, le télétravail se positionne comme une condition sine qua non, 70% des cadres acceptant cette concession uniquement avec un rythme de plus de 3 jours de travail à distance" souligne l'étude de Cadremploi.

Le temps de trajet et les dépenses affectées pour se déplacer figurent enfin parmi les paramètres importants entrant dans la décision de changer de vie et de lieu d'habitation. Près de 7 cadres sur 10 souhaitent dépenser moins de 200 euros par mois pour leurs frais de déplacement dans l’hypothèse où leur entreprise ne les prendrait pas en charge, et 63% estiment à 1 heure maximum le temps de trajet idéal entre domicile et lieu de travail.

Frédéric Bergé