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Berger: "la CFDT a toujours été taxée d'être trop proche du gouvernement"

Le secrétaire général de la CFDT était l'invité de BFMTV ce jeudi 15 septembre. Il est revenu sur la manifestation sur la loi Travail mais a également évoqué le dossier Alstom ainsi que l'élection présidentielle.

La nouvelle journée de manifestation contre la loi Travail, ce jeudi 15 septembre a encore été émaillée de violences. 16 personnes ont été interpellées à Paris, quatre manifestants et huit policiers ont été blessés.

"Les violences il faut que cela cesse sans confondre les manifestants avec ceux qui cassent", affirme le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger invité de BFMTV.

Contrairement à FO et la CGT, son syndicat soutient lui la loi Travail dont il avait obtenu plusieurs amendements au printemps. "Il y a des avancées qui correspondent à la CFDT, je suis désolé si cela déplaît", déclare-t-il, souhaitant toutefois que "cette loi se mette en place" au plus vite via les décrets d'application.

Ne pas nationaliser Alstom

Une position qui peut amener certains à penser que la CFDT a tendance à être proche du pouvoir. Laurent Berger en est bien conscient. "La CFDT a toujours été taxée d'être trop proche du gouvernement, mais ce n'est pas le sujet", affirme son numéro un.

Pour autant, hors de question de soutenir François Hollande lors de l'élection présidentielle. "Cela fait des années que nous n'appelons à voter pour personne, simplement à battre le Front national lorsqu'il est présent au second tour", rappelle Laurent Berger.

Il a également évoqué le dossier brûlant de l'avenir du site d'Alstom, que l'entreprise veut partiellement fermer. "J'ai alerté quelques jours avant l'annonce, sans savoir qu'elle allait arriver, en affirmant dans une émission qu'il y avait un problème sur la filière ferroviaire", indique-t-il. "Il y avait 1.000 trains commandés quand seulement 270 ont été réalisés", ajoute-t-il, considérant que l'État a "un problème de stratégie industriel". S'il estime que "l'on peut sauver" le site, il ajoute "qu'il faut des commandes pour cela". Et Laurent Berger considère que la nationalisation d'Alstom "n'est pas forcément la solution". "Il faut tout faire pour sauver ce site", a-t-il néanmoins affirmé.

J.M.