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Assurance-chômage: les syndicats restent opposés à l’intervention de l’État

Jean-Claude Mailly, à sa sortie de l'Élysée où il était reçu par Emmanuel Macron.

Jean-Claude Mailly, à sa sortie de l'Élysée où il était reçu par Emmanuel Macron. - Ludovic Marin - AFP

Après leurs rendez-vous avec Emmanuel Macron, Jean-Claude Mailly (FO) et Philippe Martinez (CGT) ont réaffirmé leur opposition à une gestion tripartite du système.

Jean-Claude Mailly a réaffirmé ce jeudi son opposition à une intervention de l’État dans la gestion de l’assurance-chômage, à l’issue d’une rencontre avec Emmanuel Macron.

Le numéro un de Force ouvrière a insisté sur le fait que les syndicats devaient garder leur "responsabilité, en ce qui concerne les salariés, (...) sur la définition des prestations et de l'indemnisation".

Il s'est dit contre la gestion tripartite que promettait Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. "Quand on gère à trois, c'est toujours deux contre un et ça tourne, donc je ne pense pas que ce soit le meilleur système", a-t-il conclu.

La gestion "doit être du ressort des syndicats et du patronat"

Même son de cloche chez son homologue de la CGT, Philippe Martinez, quelques minutes plus tard. "L’organisation de l’assurance-chômage comme de la formation professionnelle doit être du ressort des syndicats et du patronat. Le gouvernement doit donner une feuille de route (…) mais en aucun cas cela ne doit se faire de façon tripartite", a-t-il ainsi déclaré à sa sortie de l’Élysée.

Emmanuel Macron reçoit l’ensemble des partenaires sociaux ce jeudi en vue de réformer l’assurance-chômage, mais aussi la formation professionnelle et l’apprentissage.

Y.D. avec AFP