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Abattoirs Gad: 889 emplois supprimés

1.700 emplois étaient menacés dans la société Gad SAS

1.700 emplois étaient menacés dans la société Gad SAS - -

Le tribunal de commerce de Rennes a validé le plan de continuation de la société Gad SAS. 889 emplois vont ainsi être supprimés, sur les 1.700 concernés.

Le tribunal de commerce de Rennes a validé, vendredi 11 octobre, le plan de continuation pour la société bretonne d'abattage et de découpe de porcs Gad SAS, entérinant de fait la suppression de 889 emplois.

Le tribunal avait le choix, soit de valider le plan de continuation, soit de prononcer la liquidation judiciaire, un séisme qui aurait touché alors les 1.700 salariés du groupe.

Gad SAS, en redressement judiciaire depuis février, avait présenté mercredi son plan de continuation qui prévoit la fermeture d'un des deux abattoirs de la société, celui de Lampaul-Guimiliau (Finistère).

"C'est une satisfaction car le plan permet de préserver 1.000 emplois et d'éviter la fermeture totale de l'entreprise et de préserver 1.000 emplois", principalement sur l'abattoir de Josselin (Morbihan), a déclaré Monsieur Laurent Jourdan, avocat de Gad SAS.

Une dette estimée à 100 millions d'euros

A l'inverse, outre le site de Lampaul-Guimiliau, Gad prévoit de fermer son atelier de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique, environ 60 salariés) et le siège du groupe (50 salariés) près de Morlaix (Finistère).

Le groupe a subi de très lourdes pertes ces dernières années (20 millions d'euros en 2012), notamment en raison de la concurrence des abattoirs allemands, qui emploient une main-d'oeuvre meilleur marché. Sa dette est estimée à 100 millions d'euros.

L'abattoir de Lampaul-Guimiliau a ainsi connu une baisse d'activité de l'ordre de 10% en 2012 et celui de Josselin un recul de 4,45%, selon les chiffres du SNIV/SNCP qui regroupe les entreprises françaises de la viande.

Y. D. et AFP