BFM Business

Valse-hésitation entre El Khomri et Martinez

Philippe Martinez et Myriam El Khomri ne se sont finalement pas rencontrés.

Philippe Martinez et Myriam El Khomri ne se sont finalement pas rencontrés. - Thomas Samson - AFP

"La ministre du Travail proposait, vendredi dernier, de recevoir Philippe Martinez "dans la minute". Le secrétaire général de la CGT lui avait répondu qu'il était prêt à la rencontrer, "même ce week-end". Mais personne n'a appelé personne."

Malgré un climat social des plus tendus, Myriam El Khomri et Philippe Martinez se tournent autour sans pour autant oser s'approcher. Vendredi dernier, la ministre du Travail s'était déclarée "prête à recevoir Philippe Martinez dans la minute si cela peut permettre de lever tous les blocages dans le pays", sans attendre un rendez-vous "convenu" avec lui le 17 juin. Ce dernier lui avait immédiatement répondu être "disposé" à la rencontrer, "même ce week-end", tout en prévenant que "la mobilisation continue".

Pour autant, lundi matin aucun rendez-vous n'a encore eu lieu. Les deux protagonistes continuent de se renvoyer la balle par médias interposés. Ainsi sur Europe 1, Philippe Martinez s'est défendu: "Elle ne m'a pas appelé. Elle a mon numéro, elle peut m'appeler quand elle veut".

"Dont acte"

La ministre du Travail, elle non plus, ne semble pas vouloir faire le premier pas puisqu'elle a estimé, sur France Inter, que "la position de la CGT a[vait] évolué et c'est une bonne chose. Philippe Martinez la semaine dernière disait je ne souhaite pas bloquer l'Euro (...), à partir de là je lui ai dit que j'étais disponible pour le rencontrer dans la minute si ça permettait de lever les blocages, il y a répondu une fin de non-recevoir en disant que la mobilisation continue. Dont acte, l'agenda est maintenu, on se verra vendredi prochain".

Et Myriam El Khomri a précisé: "Le préalable de la CGT était le retrait du texte. Aujourd'hui, ce n'est plus ce que dit Philippe Martinez, donc moi j'attends vendredi, j'aurai les propositions de la CGT. Si le mot d'ordre aujourd'hui de la CGT c'est le retrait de tous les articles qui font le sens dans ce texte, ce ne sera pas possible".

Diane Lacaze avec AFP