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Le RN échoue à créer un super groupe populiste au Parlement européen

Marine Le Pen n'a pas réussi à convaincre toutes les formations populistes de rejoindre son groupe au Parlement européen.

Marine Le Pen n'a pas réussi à convaincre toutes les formations populistes de rejoindre son groupe au Parlement européen. - Lionel BONAVENTURE / POOL / AFP

Le nouveau groupe d'extrême droite du Parlement européen, baptisé "Identité et démocratie", compte 73 membres, mais n'a pas réussi à réunir tous les députés populistes et eurosceptiques.

Le groupe d'extrême droite du Parlement européen, actuellement nommé "Europe des nations et des libertés" (ENL), devient "Identité et démocratie" et comptera 73 eurodéputés issus de 9 pays, dont les membres de La Ligue de Matteo Salvini et du RN de Marine Le Pen. La présidence du groupe sera tenue par l'Italien Marco Zanni, ancien élu du Mouvement Cinq Etoiles qui avait rejoint l'ENL début 2017, indique le nouvel eurodéputé Thierry Mariani dans un tweet.

Mais contrairement à ce que désirait Marine Le Pen, il ne s'agit pas d'un "super groupe" populiste. Si le groupe "Identité et démocratie" obtient le double des effectifs de l'ENL, grâce au soutien des membres du Vlaams Belang belge ou du FPÖ autrichien, il n'a pas réussi à réunir tous les eurosceptiques en son sein. En particulier les 29 élus du Parti du Brexit de Nigel Farage. 

"Une bêtise"

Le refus des pro-Brexit de rejoindre le groupe "Identité et démocratie" est notamment considéré comme une "bêtise" par le Belge Gerolf Annemans, président du Mouvement Europe des nations et des libertés (MENL), le parti qui structure la coalition RN-Lega, auprès du Parisien. Nigel Farage "préfère rester chez lui, avec son petit groupe à lui", ajoute-t-il.

Le groupe "Identité et démocratie" a également échoué à convaincre le parti polonais Droit et Justice (PiS) et les nouveaux venus espagnols de Vox de les rejoindre. Les deux formations politiques devraient se retrouver au sein du groupe des Conservateurs et réformistes européens (ECR). Le Fidesz hongrois, dirigé par Viktor Orbán, doit quant à lui rester au sein du Parti populaire européen (PPE). 

Clément Boutin avec AFP