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Muriel Pénicaud: "la revalorisation du Smic sera significative" même sans coup de pouce 

La ministre du Travail Muriel Pénicaud.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud. - Christophe Archambault - AFP

Sans coup de pouce de la part du gouvernement, le Smic bénéficie tout de même d'une revalorisation automatique suivant l'inflation et le pouvoir d'achat des plus modestes. Compte tenu de leur évolution, l'augmentation du salaire minimum au 1er janvier "sera supérieure à celle de l'année dernière", assure la ministre du Travail.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a déclaré jeudi que la revalorisation automatique du Smic, qui sera annoncée le 19 décembre, sera "significative", compte tenu de l'inflation, continuant d'écarter tout "coup de pouce".

Chaque année, au 1er janvier, le salaire minimum de croissance (Smic) bénéficie d'une hausse mécanique, calculée selon deux critères: l'inflation constatée pour les 20% de ménages les moins aisés et la moitié du gain de pouvoir d'achat des ouvriers (ou SHBOE dans le jargon de l'Insee).

"Compte tenu des tendances sur l'inflation, ça va être une augmentation qui sera supérieure à celle de l'année dernière", a-t-elle dit sur franceinfo. "Il y aura bien une revalorisation qui sera significative", a-t-elle assuré. Grâce à l'inflation, elle devrait tourner autour de 2%, selon les calculs de l'AFP.

"Fait du prince"

Au 1er janvier dernier, le salaire minimum de croissance avait été revalorisé de 1,24%, à 9,88 euros bruts l'heure (soit 7,82 euros en net après déduction des cotisations salariales). Le Smic mensuel brut est de 1498,47 euros (1184,93 euros net).

Le gouvernement annoncera la revalorisation "le 19 décembre, après consultation des partenaires sociaux le 15, et on aura les chiffres de calcul le 13", a détaillé Muriel Pénicaud. Louant le système actuel de revalorisation automatique, elle a qualifié l'idée d'un coup de pouce supplémentaire du gouvernement de "fait du prince".

La ministre a en outre rappelé que les 1,6 million de smicards ont bénéficié d'une augmentation mensuelle grâce aux suppressions des cotisations de l'assurance chômage et maladie. "De novembre 2017 à novembre 2018, c'est 35 euros de plus par mois" mais cette une hausse n'est "pas perçue" à cause de l'inflation, a-t-elle reconnu.

J.-C.C. avec AFP