BFM Eco

Laurent Berger: "si on touche à l'âge de la retraite à 62 ans, la CFDT s'y opposera"

Invité de BFMTV, le secrétaire général de la CFDT s'est nettement opposé à tout projet de réforme des retraites qui remettrait en cause l'âge minimal de départ à 62 ans.

Laurent Berger, invité de BFMTV, a réitéré son soutien à une réforme systémique des retraites qui tende à l'universalité. "Nous sommes en faveur d'un système universel, qui soit aussi plus lisible et plus juste. Mais universel ne veut pas dire uniforme. Il faudra aussi que le futur système maintienne le principe de répartition de solidarité entre génération", a souligné le secrétaire général de la CFDT alors que se tiendra le 10 octobre la première réunion multilatérale sur le sujet entre les syndicats et Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites.

En revanche, le leader syndical s'est très nettement opposé à tout réforme qui remettrait en cause l'âge minimum de départ à la retraite, aujourd'hui fixé à 62 ans. "Il n'y a pas de sujet financier dans cette réforme, c'est un sujet très clairement de qualité (...). Tous ceux qui auront par souci technocratique, --il y en a quelques uns, parce que c'est efficace et c'est rapide--, l'idée de faire une réforme paramétrique en jouant sur l'âge auront l'opposition de la CFDT", a insisté M. Berger.", a affirmé Laurent Berger. 

Des projets consistant à fixer un âge pivot à 63 ans?

Le leader syndical fait ici allusion à certains projets consistant à introduire un "âge-pivot" qui pourrait être fixé à 63 ans, afin de retarder les départs à la retraite, mesure qui serait à l'étude selon Les Echos.

"Il faut que tous les droits acquis soient maintenus et que les salariés qui sont à moins de 5 ans de l'âge de partir en retraite, ne soient pas concernés par la réforme en gestation" a-t-il précisé.

Dans le cadre de la réforme à venir, Laurent Berger insiste pour que soit abordé des sujets qualitatifs concernant les questions liées à l'impact de maternité pour les femmes sur leur future retraite et sur la pénibilité, paramètre qui, selon lui, "actuellement dans la fonction publique" n'est pas abordé.