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Sarkozy ne renie pas ses promesses environnementales, dit Borloo

Selon le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, Nicolas Sarkozy n'a pas renié pas les engagements du Grenelle de l'environnement même s'il a donné crédit à la "pause environnementale" réclamée par les agriculteurs. /Photo prise le 2 mars 2010/REUTERS/P

Selon le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, Nicolas Sarkozy n'a pas renié pas les engagements du Grenelle de l'environnement même s'il a donné crédit à la "pause environnementale" réclamée par les agriculteurs. /Photo prise le 2 mars 2010/REUTERS/P - -

PARIS - Nicolas Sarkozy, qui a donné crédit à la "pause environnementale" réclamée par les agriculteurs, ne renie pas les engagements du Grenelle...

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy, qui a donné crédit à la "pause environnementale" réclamée par les agriculteurs, ne renie pas les engagements du Grenelle de l'environnement, assure Jean-Louis Borloo.

Lors du salon de l'Agriculture, samedi, le chef de l'Etat a annoncé la création d'un groupe de travail chargé d'évaluer les répercussions économiques et sociales des mesures environnementales sur la filière agricole.

"Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d'environnement. Parce que là aussi, ça commence à bien faire", a-t-il lancé.

Les défenseurs de l'environnement y ont vu une trahison présidentielle.

Le ministre de l'Ecologie s'est attaché à relativiser les propos du chef de l'Etat lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

"Il a dit dans 'le strict respect du Grenelle de l'environnement'", a corrigé Jean-Louis Borloo. "C'est faisable", a-t-il souligné.

"Il n'y a pas un chef d'Etat qui a depuis deux ans et demi mené une politique de soutien à ce ministère aussi importante, dans tous les domaines", a-t-il dit.

"Il ne nous a jamais lâchés sur aucun sujet, c'est même toujours lui qui nous a poussés à aller plus loin. Simplement, dans ce secteur d'activité qui est en crise, qui est en difficulté, il n'est pas interdit de regarder tel ou tel problème particulier", a expliqué le ministre.

"Pour faire bouger la société, il ne faut pas opposer les secteurs d'activité", a-t-il souligné.

HOLLANDE DÉNONCE UNE "INCOHÉRENCE"

"Le monde de l'agriculture est probablement dans le cadre du Grenelle de l'environnement celui qui a le plus contribué, le plus participé, celui qui a pris le plus de mesures", a-t-il dit.

"Ça ne veut pas dire pour autant qu'on puisse regarder un certain nombre de points. (...) Il y a un problème de réglementation et de paperasses, conjonction de règles européennes et d'un certain nombre de règles qui ne sont pas liées forcément au Grenelle de l'environnement", a insisté Jean-Louis Borloo.

L'ancien premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a dénoncé dimanche sur i>Télé l'"incohérence" de Nicolas Sarkozy.

"On voulait à l'époque, Nicolas Sarkozy le premier, faire une défense de l'environnement, une agriculture qui soit respectueuse des normes environnementales, et le voilà qui nous dit (...), parce qu'il est au salon de l'Agriculture, parce qu'il sait qu'il y a une détresse, que l'environnement est devenu un problème pour l'agriculture", a-t-il déploré.

La dirigeante des Verts, Cécile Duflot, a comparé samedi le chef de l'Etat à Pinocchio.

"Le nez du président de la République vient de s'allonger brutalement et de manière très notable, son masque vert est tombé, c'est-à-dire qu'il renie ses engagements et notamment les engagements pris lors du Grenelle", a-t-elle dit sur France Inter, se disant "scandalisée".

Sophie Louet