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Remaniement: Bruno Le Maire devient ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance

L'actuel hôte de Bercy sera épaulé par trois ministres délégués: Olivier Dussopt, chargé des Comptes publics, Agnès Pannier-Runacher, chargée de l'Industrie, et un nouvel entrant, Alain Griset, chargé des Petites et moyennes entreprises.

Sans surprise, Bruno Le Maire gardera bien son portefeuille. Ce lundi soir, le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler a confirmé le pensionnaire de Bercy comme ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance, lors de ce remaniement. Bruno Le Maire, très présent depuis le début de crise du coronavirus va donc poursuivre sa gestion de la situation très compliquée de l'économie française, durement touchée par la récession.

Déjà présents au gouvernement les secrétaires d'Etat Olivier Dussopt et Agnès Pannier-Runacher prennent du galon pour devenir ministres délégués. Le premier reste en charge des comptes publics tandis que la seconde sera spécifiquement chargée de l'Industrie.

L'entrée d'Alain Griset

Enfin, Alain Griset, ancien artisan-taxi et ex-président de l'Union des entreprises de proximité (U2P), entre au gouvernement pour s'occuper des Petites et moyennes entreprises (PME). "C'est un grand honneur" a commenté le principal intéressé sur BFM Business. "C'est un signe de reconnaissance pour toutes les entreprises que je représente dans ce ministère".

Une annonce qui satisfait aussi la CFE-CGC. "C'est un signe qu'on peut considérer comme positif" commente François Hommeril, président du syndicat sur BFM Business. "Pour le coup, on peut difficilement aller aussi loin dans la prise en considération de ce que représentent les partenaires sociaux en le nommant." A noter que les secrétaires d'Etat n'ont pas encore été nommés.

Bruno Le Maire est donc clairement conforté dans sa mission, alors que l'économie est devenue une des priorités d'Emmanuel Macron. Partisan d'une baisse de la fiscalité, le ministre a mis en oeuvre le programme économique du président de la République et porté la loi Pacte sur la croissance et la transformation des entreprises allégeant certaines obligations des employeurs et facilitant l'intéressement des salariés.

Pourfendeur des GAFA

Depuis le mouvement des 'gilets jaunes' de l'hiver 2018-19, il n'a aussi cessé d'afficher son souci de répondre aux difficultés des Français les plus modestes, tout en pourfendant l'optimisation fiscale des géants du numérique et en se battant à Bruxelles et à l'OCDE pour une imposition minimale sur les bénéfices des sociétés.

Face à la crise des 'gilets jaunes' et surtout face la pandémie de Covid-19, ce partisan d'un Etat moins dispendieux n'a pas hésité pas à desserrer les cordons de la bourse, tout en promettant qu'il n'y aurait pas de hausses d'impôts.

Réformer le capitalisme

L'ancien secrétaire d'Etat aux affaires européennes (2008-2009) et ministre de l'Agriculture (2009-2012) de François Fillon veut aujourd'hui réformer le capitalisme pour le rendre plus vert et moins inégalitaire.

Défenseur déclaré du patriotisme économique, il exige des Chinois des relations plus équilibrées afin de "ne pas se faire piller nos technologies et pouvoir fixer des limites quand ils viennent en France". Des paroles parfois jugées trop peu diplomatiques à l'Elysée.

Thomas Leroy avec AFP