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Professions réglementées: le gouvernement tâtonne

Christiane Taubira s'oppose notamment à la libéralisation du métier de notaires.

Christiane Taubira s'oppose notamment à la libéralisation du métier de notaires. - Utr dragon - Wikimedia - CC

La dérèglementation de certaines professions, dossier cher à Arnaud Montebourg, risque de se faire à minima. Les ministres de la Santé et de la Justice s'opposent en effet à des libéralisations dans leur secteur.

Le gouvernement lève le pied sur la réforme des professions réglementées. Christiane Taubira et Marisol Touraine, respectivement ministres de la Justice et de la Santé, n'y sont pas favorables et montent au créneau pour défendre certaines des professions visées.

Le dossier était jusqu'ici piloté par Arnaud Montebourg, l'ex-ministre de l'Economie, débarqué le 25 août dernier. C'était son projet de loi et il allait bientôt le publier en s'inspirant des recommandations de l'IGF, l'inspection générale des finances.

A Emmanuel Macron de reprendre le flambeau désormais. Le nouveau ministre de l'Economie a confirmé sa volonté de réforme, mais avec moins d'assurance. D'autant que d'autres ministres viennent lui mettre des bâtons dans les roues. 

Une libéralisation contre "l'intérêt des citoyens"?

Mercredi, Marisol Touraine, à la Santé, s'est déclarée défavorable à une autorisation de certains médicaments en dehors du circuit des officines comme proposé par le rapport de l'IGF.

Elle a été suivie par Christiane Taubira, à la Justice, farouche opposante à la libéralisation du secteur, "dans l'intérêt des citoyens", dit-elle.

Notaires, huissiers et avocats seront reçus la semaine prochaine à la Chancellerie. Du coup, le gouvernement envisage de ne présenter à l'Assemblée que les grands chapitres de la loi, renvoyant à des ordonnances pour le détail des mesures.

Hélène Cornet