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Pierre Gattaz: "pas de frémissement particulier" de l'économie

Pierre Gattaz, président du Medef, ne voit pas de reprise économique dans l'immédiat.

Pierre Gattaz, président du Medef, ne voit pas de reprise économique dans l'immédiat. - -

Le président du Médef ne voit "pas de frémissement particulier" de l'activité économique française. Il prend ainsi le contre-pied des messages encourageants du gouvernement ces dernières semaines.

Pierre Gattaz, le président du Medef, a déclaré, ce vendredi 23 août, qu'il ne percevait "pas de frémissement particulier" de l'économie en France, malgré le rebond de 0,5% de la croissance au deuxième trimestre.

"D'après ce que j'ai vu depuis plusieurs mois, non, il n'y a pas de frémissement particulier", a-t-il indiqué le président de l'organisation patronale française, sur France Info.

1,5% de croissance pour créer de l'emploi

"Je suis ravi qu'il y ait eu 0,5% de croissance au deuxième trimestre, j'espère que ça va continuer", a expliqué Pierre Gattaz, avant de rajouter que "pour créer de l'emploi en France, il faut 1,5% de croissance."

Le président du Medef reste donc très prudent sur une possible reprise, et rappelle que "ce sont les instituts, les économistes qui ont fait ces calculs".

Ces dernières semaines, le gouvernement avait, au contraire, mis en avant les signes de reprise économique. Pour Pierre Moscovici, le rebond de la croissance "amplifie les signes encourageants de reprise", tandis que pour Jean-Marc Ayrault, il s'agissait d'une preuve que "nous sommes sur le bon chemin".

Augmenter la durée de cotisations

Pierre Gattaz est aussi resté sur sa position pour la réforme des retraites, excluant toute hausse des cotisations ou de la CSG, et plaidant pour une augmentation de la durée de cotisation et le recul de l'âge légal de départ.

"Les deux rendez-vous de la rentrée (les retraites et le budget) doivent être réglés sans augmenter du tout les impôts", car cela "réduirait la compétitivité de nos entreprises", a-t-il expliqué

Dans le détail, Pierre Gattaz préconise d'augmenter "un peu la durée des cotisations de 41 à 43 annuités" et d' "augmenter l'âge légal de 62 à 63 ans à l'horizon 2020".

Il ne souhaite pas non plus que la question de la pénibilité soit dans le projet que présentera Jean-Marc Ayrault lundi prochain. Pour le président du Medef, "c'est un problème de prévention, pas un problème curatif".

A. D. avec AFP