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Montebourg: "Alstom est maintenu, désendetté et renforcé"

Arnaud Montebourg, le ministre de l'Economie, était l'invité de BFMTV ce 23 juin

Arnaud Montebourg, le ministre de l'Economie, était l'invité de BFMTV ce 23 juin - -

Après l'accord conclu ce week-end avec General Electric et Bouygues sur l'avenir d'Alstom, le ministre de l'Economie était l'invité ce 23 juin de BFMTV et RMC.

Arnaud Montebourg exulte. Il a été l'un des acteurs majeurs du dossier Alstom, bouclé dans ses grandes lignes ce week-end. Sur BFMTV et RMC ce 23 juin, le ministre de l'Economie est venu préciser les choses. Et il a répondu aux autres sujets nombreux le concernant.

> Alstom

"Le groupe Alstom est maintenu, désendetté et renforcé", a lancé le ministre. " Il s'agit d'une alliance, pas d'un rachat" a-t-il rappelé. Sinon, "nous aurions un Alstom repeint en General Electric dans le monde entier".

Il est revenu sur la question de l'emploi. "Nous avons demandé des pénalités de 50.000 euros par emploi non créé". "C'est la première fois" qu'une telle clause est prévue, s'est-il réjoui. "Cela pourrait être un précédent".

Il est aussi revenu sur l'accord avec Bouygues. "Le prix des actions n'a pas été fixé (...). Pendant 20 mois, Bouygues a une obligation de vendre, mais nous (l'Etat ndlr) pouvons acheter sur les marchés si l'action est moins chère", a-t-il dit.

Il a cependant botté en touche lorsqu'on lui a demandé si Bouygyes avait obtenu des contreparties à la cession de ses titres.

> Europe et déficits

A propos d'un éventuel accord entre BNP Paribas et la justice américaine, Arnaud Montebourg a refusé de commenté un tel accord. "Je ne peux rien dire à ce sujet". Il a cependant rappelé que "le gouvernement voulait que les sanctions soient justes et proportionnées". "Les Etats-Unis ont une loi extra-territoriale, peut-être devrions-nous les imiter", a-t-il ironisé.

Sur le pacte de sabilité européen, le ministre, toujours très critique envers l'UE a lancé: "La question ce n'est pas les 3% (de déficit ndlr) mais ce que l'on met dans ces 3%". Il plaide pour un nouveau calcul des déficits. "La zone euro est la lanterne rouge de la croissance", a-t-il rappelé. Ce qui explique ses demandes.

|||sondage|||1979

P.C