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Alstom: "l'entrée au capital de l'Etat coûtera zero euro aux contribuables" assure Montebourg

Arnaud Montebourg, le ministre de l'Economie, pousse Bouygues à vendre au prix du marché

Arnaud Montebourg, le ministre de l'Economie, pousse Bouygues à vendre au prix du marché - -

Le conseil d'administration d'Alstom a validé à l'unanimité, samedi soir, le projet d'alliance avec General Electric sur ses activités énergie. Les négociations entre Bercy et Bouygues sur le prix de l'action devraient aboutir ce dimanche.

C'est désormais officiel: Alstom se prononce en faveur du projet d'alliance avec General Electric sur ses activités énergie, portant sur 12,35 milliards d'euros.

"Le conseil d'administration a unanimement décidé d'émettre un avis favorable à l'offre de GE" et l'entreprise engagera désormais "les procédures d'information et de consultation des instances représentatives du personnel d'Alstom", détaille le communiqué publié samedi soir.

Dans le même temps, les discussions continuent toujours entre l'Etat et Bouygues au sujet du prix de rachat des 20% du capital d'Alstom. A l'Élysée, une source proche de la présidence se disait cependant samedi soir "optimiste sur un débouché rapide avant l'ouverture des marchés" lundi à 9 heures.

Arnaud Montebourg rappelle ce dimanche 22 juin dans une interview au Parisien/Aujourd'hui en France que "s'il n'y a pas d'entrée de l'Etat parce que Martin Bouygues ne veut pas vendre ses actions, l'opération avec GE ne se fera pas."

110 milliards dans 71 sociétés

Dans cette interview, le ministre de l'Economie assure que l'entrée de l'Etat au capital d'Alstom "coutera zéro euro aux contribuables". Elle sera en effet financée par la vente de "certaines" participations de l'Etat dans des grands groupes français.

Il précise que l'Etat possède un portefeuille d'actions de 110 milliards dans 71 sociétés, et que c'est "en vendant certaines de ces actions" que seront achetés les 20% du capital d'Alstom détenus par Bouygues. "Aujourd'hui, parce que nous avons vendu un peu de Safran, d'Airbus et d'Aéroports de Paris, nous disposons de 2,7 milliards d'euros en caisse", assure le ministre.

"Une partie de cette somme nous a permis de financer le réinvestissement (à hauteur de 800 millions d'euros) dans PSA, lors de l'entrée du chinois Dongfeng. Et nous sommes confortables pour intervenir dans Alstom", commente Arnaud Montebourg.

P.C avec AFP