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Loi Travail: la CGT services publics prévoit trois semaines de grève

La fédération CGT des services publics a adressé à Muriel Pénicaud mardi un préavis de grève courant du 25 septembre au 15 octobre.

La fédération CGT des services publics a adressé à Muriel Pénicaud mardi un préavis de grève courant du 25 septembre au 15 octobre. - Alain Jocard - AFP

Dans le cadre de la protestation contre la réforme Code du travail, la fédération CGT des services publics a adressé un long préavis de grève à la ministre du Travail, qui court du 25 septembre au 15 octobre.

La fédération CGT des services publics a déposé mardi un préavis de grève courant du 25 septembre au 15 octobre pour protester contre la réforme du Code du travail, annonce-t-elle dans un texte également adressé à la ministre du travail Muriel Pénicaud. Dans ce texte, la fédération exprime la "nécessité d'inscrire le processus d'action revendicative dans la durée".

"En complément du préavis déposé auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics le 10 octobre, la fédération CGT des services publics dépose donc des préavis de grève de 0 à 24 heures concernant les salariés relevant de la partie privée de son champ fédéral (entreprises de l'eau et de l'assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social)", précise-t-elle dans son texte.

Elle revendique "un code du travail renforcé"

Ces préavis concernent les journées du 25 au 30 septembre ainsi que celles du 1er au 15 octobre, ajoute le texte. La fédération explique que son comité national "a confirmé la volonté des syndicats de la fédération de poursuivre la bataille contre les projets d'ordonnance portant sur le code du travail et contre les attaques visant la fonction publique et notamment son versant territorial".

Elle ajoute revendiquer, comme d'autres organisations syndicales, "un code du travail renforcé, de nouveaux droits d'expression des salariés et d'intervention de leurs représentants, l'amnistie pour les militants syndicaux et le respect des libertés syndicales, le renforcement des conventions collectives et le rétablissement de la hiérarchie des normes et principe de faveur".

Elle indique également "porter les exigences revendicatives des salariés de son champ sur l'augmentation des salaires, le développement de l'emploi, l'amélioration des conditions de travail, le renforcement de la protection sociale et des droits à la retraite", autant de revendications qui "trouveront à s'exprimer lors des échéances d'action interprofessionnelles déjà programmées ou à venir" ainsi que lors "de la journée unitaire d'action, de grève et de manifestation du 10 octobre dans la fonction publique".

N.G. avec AFP