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Les Municipales coûteront 118 millions aux contribuables

Le coût des élections municipales est pris en charge par l'Etat.

Le coût des élections municipales est pris en charge par l'Etat. - -

Selon les chiffres transmis par le ministre de l'Intérieur, le coût des élections municipales de mars prochain atteindra 118 millions d'euros pour l'Etat. Le gouvernement a renoncé à dématérialiser les envois de propagande qui aurait pu permettre des économies.

Il n'y a pas que les candidats qui se préparent aux élections municipales des 23 et 30 mars. L'Etat, lui aussi, se concentre sur cette échéance électorale. Il est en effet en charge de son organisation, comme de tous les autres scrutins. 

Pour ces municipales, le ministère de l'Intérieur a budgété 117,6 millions d'euros dont 51 millions pour les frais de campagne des candidats, 26,5 millions pour le remboursement des "frais de propagande", et 10,8 millions pour les primes des fonctionnaires mobilisés les jours de scrutin.

2014 sera d'ailleurs une grosse année électorale. Selon le rapport budgétaire présenté cet automne par la députée PS Hélène Vainqueur-Christophe, les crédits concernant les élections atteindront 209,3 millions d'euros, soit 251% de plus qu'en 2013, année il est vrai sans scrutin notable.

Les Européennes de juin coûteront, elles, 56,7 millions d'euros dont 14 millions pour rembourser les candidats et 13,7 millions pour rémunérer les fonctionnaires mobilisés le jour du scrutin.

A quand le recours à internet ?

Afin de réduire ces coûts, le gouvernement, comme le précédant, réfléchit à la dématérialisation des envois de propagande électorale, un poste très coûteux. Seuls la France et le Royaume Uni dans l’Union européenne, adressent encore des documents électoraux au domicile des électeurs.

Une première tentative de dématérialisation aurait dû intervenir cette année, permettant une économie de 27,6 millions. Mais devant le tollé de certains élus, Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, a décidé de ne rien faire. "L'approche d'échéances électorales a sans doute empêché certaines anticipations sur la dématérialisation de la propagande électorale, ce que je déplore", a-t-il reconnu devant les députés lors du débat budgétaire fin 2013.

Une telle dématérialisation est pourtant déjà en vigueur pour les élections des représentants des Français de l’étranger. "La généralisation d’internet, diffusé à 70 %, et les autres moyens de communication déployés par l’État, notamment les campagnes audiovisuelles et l’affichage électoral, permettraient une alternative à l’expédition par voie papier sans laisser de côté les personnes non encore équipées d’un accès à internet", expliquait alors le ministre.

P.C