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Prud'hommes, municipales, européennes: combien coûtent les élections?

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Le gouvernement envisage de supprimer les élections prud'homales qui sont peu suivies et coûtent 100 millions d'euros à organiser. En 2014, les élections municipales et européennes reviendront, elles, à 210 millions aux contribuables.

Faut-il maintenir les élections prud'homales alors que seuls 25% des salariés y ont participé lors du dernier scrutin en 2008? Michel Sapin, le ministre du Travail, envisage en tout cas de les supprimer et de se baser sur les résultats des élections professionnelles pour désigner les conseillers prud'hommes.

A l'occasion, l'Etat ferait une économie de 100 millions d'euros, somme représentant le coût d'organisation de ces élections. Rien à voir évidemment avec le coût d'une présidentielle ou de législatives.

En 2012, l'élection de François Hollande avait coûté 199,7 millions d'euros, soit 10 millions de moins que celle de Nicolas Sarkozy en 2007, en raison d'un nombre de candidats plus restreint. L'organisation des législatives de 2012 est, elle, revenue à 164 millions, soit 18,3 millions de plus qu'en 2007.

+ 251% de dépenses électorales en 2014

2014 sera une année électorale. Et logiquement, l'Etat anticipe les dépenses d'organisation. Selon le rapport budgétaire présenté par la députée PS Hélène Vainqueur-Christophe, les crédits concernant les élections atteindront 209,3 millions d'euros, soit 251% de plus qu'en 2013, année sans scrutin notable.

Les seules élections municipales de mars coûteront 117,6 millions d'euros à organiser, dont 51 millions pour les frais de campagne des candidats, 26,5 millions pour le remboursement des "frais de propagande" et 10,8 millions pour les primes des fonctionnaires mobilisés les jours de scrutin.

Les européennes de juin, elles, coûteront 56,7 millions d'euros dont 14 millions pour rembourser les candidats et 13,7 millions pour rémunérer les personnels mobilisés.

A quand le recours à internet ?

Afin de réduire les coûts, le gouvernement, comme le précédant d'ailleurs, travaille à la dématérialisation des envois de propagande électorale, un poste qui est très coûteux.

Une première tentative aurait dû intervenir lors des prochaines Européennes avec des envois par internet. Cela devait permettre une économie de 27,6 millions. Mais devant le tollé des élus, Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, a décidé de ne rien bouger pour l'an prochain. Et d'attendre les scrutins suivants.

P.C