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Le plan d'investissement Juncker entre dans le vif

Le "plan Juncker", du nom du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, est destiné à relancer l'investissement en Europe

Le "plan Juncker", du nom du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, est destiné à relancer l'investissement en Europe - Patrick Hertzog - AFP

Destiné à relancer l'investissement en Europe, le "plan Juncker" a franchi une nouvelle étape avec une prise de participation de 50 millions d'euros dans un fonds d'investissement français dédié aux énergies renouvelables.

Le plan d'investissement Juncker entre dans le vif. Les ministres des Finances Michel Sapin et de l'Economie Emmanuel Macron ont officialisé ce jeudi à Bercy la première participation de la Banque européenne d'investissement (BEI) dans un fonds français dédié aux énergies renouvelables, Capenergie 3, géré par Omnes Capital.

C'est le premier exemple concret du "plan Juncker" - du nom de président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker - présenté fin 2014 et destiné à relancer la croissance et l'emploi en Europe.

Prise de participation de 50 millions d'euros, première du genre

La banque européenne a investi 50 millions d'euros dans ce fonds dédié aux énergies renouvelables. Une mise de départ grâce à laquelle le fonds espère lever 200 millions d'euros, ce qui permettra après effet de levier d'investir jusqu'à un milliard d'euros. Une somme qui devrait permettre de financer toutes sortes d'infrastructures: éoliennes, solaires... Avec à la clé, la promesse de créer un millier d'emplois directs et indirects en Europe.

Une première étape avant la mise en place définitive du Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS), le "bras armé" du "plan Juncker", qui ne sera opérationnel qu'à partir de septembre. 

Mais deux autres projets français ont déjà été sélectionnés pour bénéficier de prêts. Le premier concerne à nouveau les énergies renouvelables. Le deuxième permettra aux régions françaises de financer la rénovation énergétique des logements.

Caroline Morisseau