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Laurent Berger ne croit pas à l'adoption de la réforme des retraites avant les élections municipales

Sur BFM Business, le Secrétaire général de la centrale syndicale estime que l'Assemblée nationale doit prendre le temps d'examiner en profondeur le texte et rejette toute ambition gouvernementale d'accélérer le mouvement.

Alors que la Commission spéciale de l'Assemblée nationale se noie sous la pluie d'amendements déposés par la France Insoumise, se profile déjà le débat parlementaire qui débutera dans l'hémicycle le 17 février prochain. Tout porte à croire que la très grande majorité de ces amendements n'aura pas été examinée d'ici là et c'est donc le texte initial qui sera débattu.

Mais pour Laurent Berger, Secrétaire général de la CFDT, pas question de passer outre et d'accélérer le mouvement pour boucler les débats avant les élections municipales du 15 et 22 mars.

"Malheureusement, la commission ne peut pas aller au bout", mais "ce qu'il faut c'est qu'à l'Assemblée nationale, il y ait le temps pour examiner tout le texte et l'examiner en profondeur", a souligné le dirigeant du premier syndicat français sur BFM Business.

"Ce qui serait insupportable, c'est qu'il y ait une forme d'accélération". "Il faut que le Parlement examine tous les amendements", a insisté le numéro un de la CFDT.

La perspective d'une adoption en première lecture avant le scrutin municipal "me paraît totalement impossible", insiste le responsable.

"Je ne suis pas responsable du calendrier parlementaire. Mais ce qui est sûr, c'est que s'il y a une volonté de forcer un peu les choses, d'aller trop vite, ce ne sera pas compris", a-t-il fait valoir, en invoquant "l'état du pays" et "l'anxiété face à un changement de système des retraites. On ne peut pas aller à la va-vite donc il va falloir prendre le temps, oui".

Olivier Chicheportiche