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La rentrée 2017 va coûter encore plus cher aux étudiants

Pour les étudiants à l'université, les frais scolaires et le coût de la vie courante vont augmenter de près de 2% en cette rentrée.

Pour les étudiants à l'université, les frais scolaires et le coût de la vie courante vont augmenter de près de 2% en cette rentrée. - Valentin Ottone - CC

Pour les étudiants à l'université, les frais scolaires et le coût de la vie courante vont augmenter de près de 2% par rapport à l'année scolaire 2016-2017, selon la FAGE. Et ce alors que les APL vont baisser.

La facture globale pour les étudiants va augmenter en moyenne de 1,86% sur 2017-2018 par rapport à la dernière année scolaire, selon les chiffres de la Fédération des associations générales étudiantes, dévoilés par Le Parisien ce lundi. La facture moyenne va désormais s'élever à 2403 euros en moyenne pour les étudiants sur le mois de septembre.

Elle sera comme d'habitude plus élevée pour les étudiants franciliens -2616 euros- que pour ceux de province -2329 euros. Ce montant comprend le loyer et les charges, la mutuelle, les fournitures scolaires, les droits d'inscription, l'alimentation, les transports et loisirs, et les frais de téléphone. Le premier poste de dépense restant le loyer, estimé à 635 euros en Ile-de-France, et 466 en Province. Et ce alors que les étudiants verront leurs APL amputées cette année.

La plus forte hausse: les mutuelles étudiantes

Parmi ces différentes lignes du budget, toutes n'augmentent pas. Pour les étudiants d'Ile-de-France, les loisirs coûteront moins cher cette année qu'en 2016. Pour ceux de province, la facture transports se réduit. Et pour tous, les abonnements téléphone et internet seront légèrement moins chers. Quant aux frais d'inscription à l'université et à ceux du restaurant universitaire, ils ne varient pas d'un centime.

Du côté des plus fortes hausses, on trouve les assurances logement (+5 et +3,3%) et l'alimentation (+2,75 et +4%). Et surtout, pointe le syndicat, les mutuelles étudiantes - +9% en province et +7,5% à Paris. Un chiffre néanmoins démenti mardi avec vigueur par le Réseau national des mutuelles étudiantes qui parle de "fake news", de "chiffres totalement faux" et "se réserve le droit de saisir la justice contre les allégations mensongères véhiculées par la FAGE".

La FAGE, premier syndicat étudiant de France, précise que ces chiffres ne correspondent pas à une moyenne du budget des jeunes en études secondaires. Ils constituent une estimation des dépenses nécessaires à leur scolarité et à leur vie courante sur l'année scolaire à venir.

N.G.