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La Grèce va-t-elle demander une nouvelle aide à l'Europe?

Le Premier ministre grec Antonis Samaras évoque le retour de la Grèce sur les marchés pour 2014.

Le Premier ministre grec Antonis Samaras évoque le retour de la Grèce sur les marchés pour 2014. - -

Le Premier ministre grec n'a pas exclu le recours à un nouveau soutien de ses partenaires européens. Cependant, celui-ci n'aurait rien à voir avec les prêts octroyés pour lui éviter la faillite car ce danger n'existe plus, selon lui.

Même si le premier Ministre grec Antonis Samaras est confiant sur le rétablissement économique de son pays économique, il n’exclut pas le recours à un nouveau plan d’aide.

"Il est convenu avec nos créanciers en novembre dernier (...) que si la Grèce a besoin de combler un trou financier les prochaines années et à condition qu'elle respecte ses engagements, il y aura une sorte d'aide supplémentaire", a indiqué M. Samaras dans un entretien accordé ce 8 septembre au quotidien grec Ethnos.

Le recours à un nouveau plan d’aide a déjà été maintes fois évoqués par les partenaires européens, et tout dernièrement par le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. Celui-ci mettait néanmoins en garde contre toute spéculation à ce stade, notamment sur les moyens de réduire la dette grecque.

Samaras dément de nouvelles mesures de rigueur

Mais cet éventuel troisième plan d’aide ne s'élèverait pas à plus de 11 milliards d'euros, soit 4,4 milliards en 2014 et 6,5 en 2015. Alors que depuis le début de la crise de la dette en 2010, le pays a bénéficié d'environ 240 milliards.

De plus, les conditions ne seraient plus les mêmes. Car selon Antonis Samaras il ne s’agit pas cette fois-ci d’éviter la faillite du pays. Ce danger n'existe plus, selon lui. La Grèce a pris le chemin du redressement économique, au point qu’il espère que le pays pourrait avoir recours aux marchés en 2014 pour se financer, si il réalise les réformes réclamées par ses créanciers, UE et FMI.

Antonis Samaras a tenu à rassurer la population, en précisant que cette aide supplémentaire ne serait pas accompagnée "de nouvelles mesures d'austérité". Samedi, des manifestations ont eu lieu dans le pays, aux cours desquelles plus de 17.000 personnes sont venues montrer leur désaccord sur les tours de vis qu’ils subissent depuis 4 ans.

"Toute aide supplémentaire serait octroyée dans le cadre de l'accord déjà passé", a dit le Premier ministre en promettant "de soulager les bas revenus et de réduire l'imposition" en cas d'excédent.

C.C. avec AFP