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La France accuse un déficit commercial record en juin

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Le déficit commercial de la France a atteint 20,4 milliards d'euros au deuxième trimestre, soit 6,9 milliards de plus qu'au premier trimestre.

Les exportations françaises, frappées de plein fouet par la crise du coronavirus, sont à la peine. Selon les derniers chiffres des Douanes, publiés vendredi, le mois de juin enregistre un déficit commercial mensuel record de 8 milliards d'euros. "La reprise des échanges entamée en mai se poursuit", détaillent les Douanes dans un communiqué, mais "le redressement des importations étant un peu supérieur à celui des exportations, le déficit continue de s'accroître pour atteindre un nouveau record mensuel", poursuit le communiqué.

Après deux mois de forte chute, en mars et en avril, les importations comme les exportations retrouvent un peu de couleurs. Dans le détail, les importations augmentent de 5,2 milliards d'euros, après une hausse de 6,5 milliards en mai, et les exportations progressent de 4,7 milliards d'euros, après un rebond de 4,0 milliards en mai, mais elles "se situent encore 25% en dessous du niveau atteint en 2019", précisent les Douanes.

Avec 20,4 milliards d'euros, le déficit commercial s'est fortement creusé sur l'ensemble du deuxième trimestre – il était inférieur de 6,9 milliards au premier trimestre. Ce déficit est maintenant proche du niveau record connu au premier trimestre 2011, où les importations étaient supérieures aux exportations à hauteur de 20,5 milliards d'euros. Les exportations ont dégringolé de 28,9%, après une baisse de 7,3% au premier trimestre, et les importations ont chuté de 20,7%, après une baisse de 6,4% entre janvier et mars.

Le secteur des transports s'effondre

Le secteur des transports en est la première victime. Ses exportations, qui expliquent près de la moitié de la baisse, sont en chute libre : celles de produits aéronautiques et spatiaux continuent de s'effondrer (-64,2 % au deuxième trimestre), de même que celles d'automobiles, d'équipements et de bateaux. Le déficit énergétique s'est, lui, réduit de 3,9 milliards d'euros en raison notamment de la chute des prix du pétrole et de la "baisse des besoins en approvisionnements pétroliers". 

J. B. avec AFP