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"Il n'est pas question de créer des impôts" pour financer la dette de la SNCF, assure Bruno Le Maire

Bruno Le Maire était l’invité de BFMTV ce jeudi. Le ministre de l'Économie a assuré qu'aucun impôt nouveau ne serait créé pour compenser la reprise de la dette de la SNCF par l'État.

Bruno Le Maire s'est montré catégorique ce jeudi soir sur BFMTV. "Il n'est pas question d'augmenter les impôts. Il n'est pas question de créer de nouveaux impôts. Ni locaux, ni nationaux", a assuré le ministre de l'Économie, interrogé sur les modalités de la reprise de la dette de la SNCF par l'État. 

"Nous sommes prêts, à partir de 2020, à reprendre une partie de la dette de la SNCF, en fonction de l'aboutissement des négociations" avec les syndicats de cheminots, a rappelé Bruno Le Maire. Ce dernier a consenti que cette reprise "va peser sur la dette française", évaluée "à plus de 2000 milliards d'euros".

Réduire les dépenses publiques 

Selon le ministre de l'Économie la dette de la compagnie ferroviaire s'élève à 46 milliards d'euros: "il y a déjà 11 milliards d'euros intégrés dans la dette publique française. Il reste donc 35 milliards d'euros à reprendre". Concrètement, pour les Français cette opération, "ce sera donc plus d'intérêts de la dette à rembourser", a-t-il conclu. 

Ainsi, Bruno Le Maire entend accroître les efforts de réduction des dépenses publiques. "En deux ans on va supprimer 200.000 emplois aidés en France pour baisser les dépenses publiques" a-t-il indiqué, rappelant que la réduction des aides au logement va permettre de récupérer "1,5 milliards d'euros sur trois ans". 

A.M.