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Transport routier: CGT et FO persistent à appeler à la grève

CGT et FO maintiennent l'appel à la grève à partir de dimanche soir, en attendant un "engagement écrit" du patronat.

CGT et FO maintiennent l'appel à la grève à partir de dimanche soir, en attendant un "engagement écrit" du patronat. - Mychèle Daniau-AFP

Les syndicats CGT et FO du transport routier, à l'issue de leur réunion ce jeudi au ministère des Transports, ont maintenu leur appel à la grève à partir de dimanche soir. Ils le lèveront en cas d'"engagement écrit" du patronat sur les heures supplémentaires des routiers.

Les syndicats CGT et FO du transport routier, reçus ce jeudi au ministère des Transports, ont maintenu leur appel à la grève à partir de dimanche soir mais pourront le lever s'ils obtiennent un "engagement écrit" du patronat sur les heures supplémentaires.

Les deux syndicats protestent contre une récente décision du Conseil d'État qui a annulé les dispositions d'un décret de 2016 fixant des majorations de 25% et 50% aux heures supplémentaires des chauffeurs routiers.

"Pour le moment, il y aura grève à partir de dimanche soir 22H00. Il manque un engagement formel de la part des employeurs (...), une garantie écrite" sur le maintien de l'indemnisation des heures supplémentaires, a déclaré Patrice Clos, secrétaire général de FO-Transports, à l'issue de la réunion au ministère.

Pour le ministère, rien ne change pour les heures supplémentaires

"Nous exigeons que les patrons s'engagent par un accord que l'on peut faire ce soir, demain matin...", a indiqué Jean-Marc Lambert de la CGT-Transports.

Mardi soir 4 décembre, le ministère des Transports avait estimé que ces deux syndicats prenaient "un mauvais prétexte pour lancer un appel à une grève qui n'a aucune raison d'être". 

"Les deux syndicats croient ou semblent croire qu'il y a une remise en cause du taux des heures supplémentaires dans le transport routier. Je le dis très clairement, le taux des heures supplémentaires n'est pas remis en cause. Un décret qui avait été pris par la précédente majorité a été annulé. Il posait des problèmes juridiques, donc ce n'est pas une surprise", avait déclaré la ministre des Transports.

Frédéric Bergé avec AFP