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FO: Mailly dénonce l'"hypocrisie" et la "duplicité" de son successeur

Jean-Claude Mailly a passé quatorze ans à la tête de FO.

Jean-Claude Mailly a passé quatorze ans à la tête de FO. - Joel Saget / AFP

Jean-Claude Mailly a quitté son poste de secrétaire général de Force ouvrière ce vendredi. Pascal Pavageau lui a succédé.

Jean-Claude Mailly, secrétaire général sortant de Force ouvrière, a dénoncé vendredi dans un tweet "l'hypocrisie et la duplicité" du discours de son successeur, Pascal Pavageau, au dernier jour du congrès très agité de son syndicat.

"Je suis redevenu libre ! Discours du nouveau secrétaire général de FO: hypocrisie et duplicité. Respect aux militants réformistes", a tweeté Jean-Claude Mailly, au moment où Pascal Pavageau prononçait son premier discours de secrétaire général à la tribune du congrès à Lille.

"Je ne peux que le regretter", a affirmé Pascal Pavageau après son intervention, réagissant aux propos de son prédécesseur. "Il n'y a ni hypocrisie ni duplicité dans les résolutions qui viennent d'être votées par les délégués", a-t-il dit. Inélégant ? "Je ne peux que le regretter, y compris sur un plan personnel", a-t-il insisté.

Congrès très difficile pour Jean-Claude Mailly

Seul candidat, Pascal Pavageau a été élu vendredi matin à la tête de Force ouvrière, succédant à Jean-Claude Mailly, qui a dirigé le syndicat durant 14 ans.

Jean-Claude Mailly a connu un congrès très difficile, son rapport d'activité ayant été adopté d'extrême justesse (50,54%) après un début de semaine marqué par de violentes critiques de la part de dizaines de délégués. Le secrétaire général sortant a quitté le congrès avant la fin, et n'a pas assisté à la prise de fonction de son successeur vendredi.

Les jours précédents, Jean-Claude Mailly avait déjà déploré à demi-mot la position de son successeur, en répétant, face aux critiques sur sa ligne conciliante lors de l'épisode des ordonnances sur la Loi travail, que les décisions avaient été prises "à l'unanimité" du bureau confédéral. Une manière d'impliquer Pascal Pavageau qui en était membre, mais qui tente désormais de marquer sa différence en adoptant un discours plus offensif.

J.-C.C.