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Sapin confirme une prévision de croissance de 1% pour 2014

Bercy a revu à la hausse sa prévision de croissance pour 2014, qui passe de 0,9 à 1%.

Bercy a revu à la hausse sa prévision de croissance pour 2014, qui passe de 0,9 à 1%. - -

Le programme de stabilité sera présenté mercredi 23 avril en Conseil des ministres.Ce mardi, le ministre des Finances et des Comptes publics a indirectement confirmé une révision à la hausse de la prévision de croissance pour 2014.

C'est une révision qui a du sens. Ce mardi 22 avril, Michel Sapin a indirectement confirmé le relèvement de la prévision de croissance du gouvernement pour 2014, qui passe de 0,9% à 1%, ainsi que le maintien, pour 2015, d'un chiffre à 1,7%.

Il a ainsi déclaré, lors d'une visite dans la région de Lyon, que "les prévisions de croissance sont parfaitement en ligne avec un certain nombre de prévisions, celles du FMI, celles de la Commission". "Cette année, 1% (...) et 1,7% l'année prochaine, c'est la prévision que font le FMI et la Commission européenne, voilà des éléments de repère qui paraissent raisonnables", a-t-il ajouté.

Ces nouvelles prévisions seront contenues dans le programme de stabilité qui doit être présenté mercredi 23 avril en Conseil des ministres.

Le Haut Conseil des Finances Publiques, chargé d'évaluer la pertinence des projections économiques de l'exécutif, doit encore se prononcer demain mercredi sur ces chiffres.

Mais il est fort probable que ces "Sages" ne remettent pas en cause ces prévisions. Les nouvelles estimations du gouvernement se rapprocheraient, en effet, des projections de plusieurs institutions. Le FMI table ainsi sur 1% en 2014 et 1,5% en 2015. Mercredi 17 avril, l'OFCE avait, elle, publié ses prévisions économiques et indiqué miser sur 1,3% pour cette année et 1,6% en 2014.

Déficit plus fort

Surtout, les nouvelles prévisions du gouvernement se caleraient exactement sur celles de la Commission européenne, qui, en février, avait indiqué prévoir 1% de croissance dans l'Hexagone puis 1,7% en 2015.

Cette initiative donnerait donc des gages à Bruxelles, alors que le gouvernement doit convaincre l'exécutif européen qu'il peut maintenir sa promesse et ramener le déficit sous les 3% du PIB avant 2015. La semaine dernière, le ministre des Finances et des Comptes publics, Michel Sapin avait réaffirmé cet engagement, tout en révélant qu'il avait obtenu "une baisse du rythme" de consolidation budgétaire.

Des propos sibyllins qui laissent toutefois penser que l'exécutif va également revoir à la hausse sa prévision de déficit. Jusqu'ici, le gouvernement misait sur des chiffres de 3,6% de PIB pour 2014 et 2,8% en 2015.

Paris pourrait se caler, cette fois sur les prévisions de l'OFCE, qui table sur 3,7% de déficit en 2014 et 3% en 2015. Ce qui permettrait ainsi au gouvernement de diminuer l'effort à accomplir tout en maintenant ses engagements européens.

D'autre part, une croissance un peu plus élevée et des objectifs de déficits moins forts sont autant de variables qui permettent de dégager des marges pour financer les mesures à destination des ménages les plus modestes qui ont été promise par l'exécutif.

J.M.