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Pacte de responsabilité: Gattaz va demander à Valls d'accélérer

Pierre Gattaz abordera également la baisse de la fiscalité des entreprises.

Pierre Gattaz abordera également la baisse de la fiscalité des entreprises. - -

Le président du Medef a indiqué, ce jeudi 10 avril, qu'il demanderait demain à Manuel Valls de "transformer ce pacte en faits concrets". Il a invoqué "l'urgence de la situation".

Comme Manuel Valls, qui recevra vendredi 11 avril les partenaires sociaux, Pierre Gattaz veut aller plus vite. Le président du Medef a ainsi indiqué, ce jeudi 10 avril, qu'il demanderait au Premier ministre d'accélérer l'application du pacte de responsabilité.

"Il y a une grande urgence à transformer ce pacte en faits concrets", a-t-il déclaré lors d'un déplacement dans la région de Toulouse, tout en soulignant qu'il dirait au Premier ministre que "le plaidoyer sur les entreprises" dans sa déclaration de politique générale mardi avait "rassuré les chefs d'entreprises".

"On va jouer le jeu parce qu'on ne peut pas attendre que tout se concrétise d'ici le mois de juin" mais, une nouvelle fois déclaré le patron des patrons. "Ce qu'on demande c'est l'urgence: la situation reste catastrophique", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse.

Mais il ajouté que "le Medef peut sortir n'importe quand de ce pacte", par exemple "si en juin il n'y a pas d'ordonnances, pas de simplifications".

Un "regret" sur les baisses de charges

Parmi "les mesures à faire passer sous forme d'ordonnances le plus rapidement possible", Pierre Gattaz suggère des simplifications dans la fiscalité, la règlementation, la relation avec l'administration" des "mesures de confiance" telles que "la non rétroactivité fiscale".

Pierre Gattaz affirmera également à Manuel Valls son "regret" de voir que les baisses de cotisations patronales n'aient pas été portées au-delà des salaires équivalant à 3,5 Smic. C'est-à-dire sur les emplois d'ingénieurs hautement qualifiés, en concurrence avec les pays les plus industrialisés.

"Pour la France de demain, il faut des qualifications hautes, la France de demain c'est une France de compétences et d'expertise", a-t-il déclaré.

Accélérer le calendrier sur la fiscalité

Le président de la plus grande organisation patronale de France a indiqué qu'il appellerait également à une accélération du calendrier de mesures fiscales pour les entreprises.

Il a insisté à nouveau sur le fait que, selon lui, la différence de prélèvements obligatoires (cotisations sociales et impôts) entre entreprises françaises et allemandes était de 116 milliards d'euros au détriment des françaises.

Il a dit espérer que ce Pacte de responsabilité serait "une première étape" pour parvenir "à égalité avec l'Allemagne".

J.M. avec AFP