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Croissance: Bruxelles rend son verdict sur la France

Les précédentes prévisions de la Commission européenne ont été reprises par le gouvernement dans le prorgamme de stabilité

Les précédentes prévisions de la Commission européenne ont été reprises par le gouvernement dans le prorgamme de stabilité - -

La Commission européenne va présenter, ce vendredi 3 mai, ses prévisions économiques de printemps pour les pays de l'Union européenne. Un préalable, avant d'accorder un éventuel délai à plusieurs Etats membres, dont la France.

C'est le jour de vérité pour les estimations économiques du gouvernement français. Ce vendredi 3 mai, la Commission européenne va rendre public ses prévisions économiques de printemps pour l'ensemble des pays de l'Union européenne.

Dans le cas de la France, le verdict de Bruxelles revêt une importance particulière. L'Hexagone cherche, en effet, à obtenir de Bruxelles un délai pour ramener son déficit à hauteur de 3% du PIB. Paris veut pouvoir tenir cet engagement en 2014 et non plus en 2013.

Du coup, dans le programme de stabilité, envoyé le 30 avril dernier à la Commission, le gouvernement Ayrault a revu à la baisse plusieurs de ses objectifs.

La France a notamment révisé sa prévision de déficit pour 2013 à 3,7% du PIB. Quant à la croissance, le programme table sur un chiffre de 0,1% pour cette année.

Un prélude avant de rendre une décision sur les déficits

En réalité, ces deux chiffres contenus dans le document ont été ajustés pour coller aux précédentes prévisions de la Commission européenne, du 22 février dernier.

En ayant abaissé ses estimations, Paris espère montrer à Bruxelles sa bonne volonté. Le problème est que certains jugent encore les chiffres français trop optimistes. Le FMI, notamment, doute de voir l'Hexagone dans le vert, et anticipe au contraire une baisse de 0,1% de son PIB cette année.

Quant au déficit, le président UMP de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Gilles Carrez, estime, lui, qu'il dépassera les 4%, cette année. Autant dire que Bruxelles risque d'abaisser ce vendredi ses prévisions pour l'économie française.

La publication des prévisions de la Commission européenne sera également un prélude pour accorder de possibles délais à certains pays afin de diminuer leur déficit public. La décision officielle doit survenir fin mai.

Outre la France, l'Espagne, le Portugal, les Pays-Bas, la Belgique ou encore l'Italie sont concernés. Ces derniers jetteront donc également un œil attentifs aux prévisions de la Commission européenne.

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Julien Marion