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Coulisses du Budget : Christian Eckert s’étonne, sur le net, des rouages législatifs

Christian Eckert défendra son amendement tout en sachant que son groupe ne le votera pas

Christian Eckert défendra son amendement tout en sachant que son groupe ne le votera pas - -

Sur son blog, le rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale fait état ce mercredi de sa surprise en découvrant "le jeu complexes des Ministres et de leurs cabinets, les relations entre le Parlement, les ministères, Matignon et l'Elysée".

Christian Eckert avoue son amertume sur son blog ce 17 octobre. Après le recul parlementaire sur l'intégration des œuvres d'art dans le calcul de l'ISF - un amendement qu'il continue pourtant à défendre - le rapporteur général du budget à l'Assemblée dénonce le jeu trouble de l'exécutif et de sa majorité.

Christian Eckert mange donc son chapeau. Hier, mardi 16 octobre, le groupe socialiste a décidé de suivre la recommandation du gouvernement, c'est-à-dire de ne pas voter son amendement sur l'intégration des œuvres d'art dans le calcul de l'ISF.

Sur la forme, il devrait quand même défendre son amendement lors du débat budgétaire. Il votera même pour, tout en sachant que son groupe ne le suivra pas.

Confusion entre l'exécutif et sa majorité

Cette initiative de Christian Eckert traduit surtout un sentiment de cafouillage entre l'exécutif et sa majorité. C'est le jeu démocratique : en général la majorité affirme son indépendance. On l'a vu lors de la dernière mandature avec l'UMP vent debout contre le bouclier fiscal.

Mais aujourd'hui les divergences apparaissent très vite, même pas six mois après l'élection de François Hollande, et touchent de nombreux dossiers, des œuvres d'art à la redevance télé, en passant par le droit de vote des étrangers ou le Traité budgétaire.

Mathieu Jolivet