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vidéo: "Taxer les oeuvres ne tuera pas le marché de l'art" garantit le rapporteur du Budget

Le rapporteur du Budget propose un amendement pour intégrer les oeuvres d'art au déclarations pour l'ISF

Le rapporteur du Budget propose un amendement pour intégrer les oeuvres d'art au déclarations pour l'ISF - -

Invité de BFM Business, Christian Eckert a assuré qu'il était important de tenir compte des œuvres d'art dans le Budget 2013 de la France. Mise à jour le 12 octobre à 16h00

On entend décidément beaucoup de sons de cloche différents sur le projet de taxer des oeuvres d'art à l'ISF. Après le "ce n'est pas une bonne idée" du ministre Michel Sapin, et l'opposition de la ministre de Culture Aurélie Filippetti, qui se dit elle-même soutenue par son Premier ministre et le président en personne... le rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale, a tenu à rappeler qu'"il faut qu'on puisse traiter le patrimoine, qu'il soit immobilier ou fait d'œuvres d'art, de la même façon". Christian Eckert n'en démord donc pas et a justifié hier soir 11 octobre sur BFM Business l'utilité de son amendement.

"C’est un budget qui remet en place l’ISF et qui revient sur l’allégement considérable qu’avait fait nos prédécesseurs. Cet amendement ne reversera pas le gouvernement, et ne tuera pas le marché de l’art". Selon lui, il faut éviter la surréaction et regarder l’aspect factuel plutôt que psychologique.

D’ailleurs, pour être tout à fait clair et éviter "les caricatures et les débats faussés", il réexplique cette proposition : lorsque quelqu’un est possesseur d’une œuvre d’art et que son patrimoine est supérieur à 1,3 million d’euros , toute œuvre d’art qui ne serait pas mise à la disposition du public d’une valeur supérieur à 50 000 euros, serait taxé au titre de l’ISF.

Mais lui-même le dit "si mon amendement n’était pas adopté, ça ne me foudroierait pas sur place".

Diane Lacaze