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Cazeneuve lève un peu le voile sur les 50 milliards d'euros d'économies

Bernard Cazeneuve explique que la moitié des économies seront faites via des réformes structurelles.

Bernard Cazeneuve explique que la moitié des économies seront faites via des réformes structurelles. - -

Le ministre du Budget a donné, ce jeudi 23 janvier, quelques précisions sur les 50 milliards d'euros d’économies promis par l'exécutif sur la période allant de 2015 à 2017. La moitié sera ainsi faite via des économies structurelles.

Alors que la première réunion du Conseil stratégique de la dépense publique a eu lieu ce jeudi 23 janvier, Bernard Cazeneuve livre les premiers indices sur les 50 milliards d'euros d'économies que l'exécutif devra mettre en œuvre sur la période 2015-2017.

S'exprimant devant les sénateurs, il affirmé que la moitié se fera par des réformes structurelles et l'autre moitié sera trouvée pour 20 milliards sur l'Etat et la branche maladie de la Sécurité sociale, et 4 milliards sur les retraites et la branche famille.

20 milliards d'euros issus de l'assurance-maladie

Plus précisément, il a indiqué que "les économies faites sur la branche retraite et sur la branche famille vont monter en puissance à hauteur de 4 milliards d'euros sur la période qui s'ouvre devant nous".

"Deuxièmement, l'effort que nous faisons de maîtrise des dépenses de l'Etat et de l'assurance maladie par les normes, et notamment la norme 'zéro valeur', devrait permettre de dégager 20 milliards", a-t-il ajouté.

"Nous allons faire le solde par des réformes structurelles qui sont destinées, par un travail sur les organisations, par des véritables réformes de structures à faire en sorte que nos services publics dégagent des économies, montent en gamme, sans que ni les services publics ni notre système de protection sociale soient remis en cause", a-t-il poursuivi.

Le gouvernement prévoit de ramener le déficit public de 4,1% du PIB fin 2013 à 3,6% en 2014 et 2,8% en 2015 et d'atteindre l'équilibre structurel des comptes, une notion qui efface l'impact de la conjoncture, fin 2017.

J.M. avec Reuters