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Entreprises, emploi, bâtiment... A quoi pourrait ressembler le plan de relance?

Emmanuel Macron donnera les grands axes de son plan de relance lors de son interview du 14 juillet. Le premier ministre Jean Castex en donnera les détails mercredi.

Quel sera la teneur du très attendu plan de relance de l'économie française? Un plan qui devrait avoisiner les 430 milliards d'euros selon Gabriel Attal, le nouveau porte-parole du gouvernement.

Alors que son contenu sera dévoilé mardi par le président de la République et détaillé mercredi par le Premier ministre, les grands axes sont désormais connus. Tour d'horizon. 

- Emploi des jeunes :

Il s'agit de la "la priorité des priorités" pour Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie. "La priorité absolue de la fin du quinquennat", ajoute le locataire de Bercy. Les dispositifs seront précisés cette semaine afin "d'accueillir les jeunes dans les meilleures conditions à la rentrée". "Tout est prêt à être déclenché", souligne-t-il. Des allègements de cotisations salariales ou une prime à l'embauche font partie des pistes. Un plan d'aide à l'apprentissage a par ailleurs déjà été annoncé début juin. 

- Les entreprises : 

Des entreprises plus compétitives avec des baisses d'impôts de production, plus modernes via des incitations à l'investissement dans le numérique et la robotisation et plus saines financièrement avec des dispositifs pour reconstituer leurs fonds propres.

- Transition écologique :

La relance sera aussi verte: des mesures fortes sont attendues sur la transition énergétique et notamment sur l'hydrogène et la rénovation des bâtiments. Entre 4 et 5 milliards d'euros seront affectés rien que pour le bâtiment et la rénovation.

- Industrie :

Mais l'exécutif va aussi fixer le cap à long terme pour l'industrie française. Emmanuel Macron a promis des "ruptures": il va miser sur la santé médicale et alimentaire et sur la souveraineté numérique.

- Le soutien de l'Europe :

La relance sera enfin européenne. Plusieurs dizaines de milliards d'euros vont venir de Bruxelles pour financer les investissements du plan de relance. La France devrait récupérer une quarantaine de milliards sur les 750 discutés en fin de semaine lors du prochain conseil européen.

Olivier Chicheportiche et Thomas Sasportas