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Croissance: les Français préconisent des hausses de salaires

Le goût des Français pour l'économie progresse.

Le goût des Français pour l'économie progresse. - Joel Saget - AFP

Pour les Français, l'augmentation des petits salaires et la baisse des impôts des ménages seraient les deux mesures les plus efficaces pour stimuler la croissance. Arrive ensuite l'amélioration de la compétitivité des entreprises.

C'est un fait, la croissance est en berne. Et si le gouvernement peine à la relancer, les Français, eux, connaissent la solution. Ils recommandent en priorité d'augmenter les petits salaires et de baisser les impôts des ménages, selon une étude publiée ce jeudi 13 novembre par la Banque de France.

Consultés sur les mesures les plus efficaces pour accélérer la croissance, l'augmentation des petits salaires (42%) et la baisse des impôts des ménages (42%) arrivent en tête, devant l'amélioration de la compétitivité des entreprises (34%). Les deux premières options sont plébiscitées par les personnes les plus modestes (respectivement 58% et 59% chez les CSP-).

Si le goût des Français pour l'économie progresse (61% des personnes se disent intéressées, soit six points de plus qu'il y a un an), ils sont encore 58% à juger que l'information économique n'est pas compréhensible (-2 points).

Parmi les sujets qui suscitent le plus d'intérêt figurent en tête la situation des finances publiques (56%) et le fonctionnement et le financement de la protection sociale (41%).

Vers une dégradation de la situation économique

Cette enquête met également en avant le pessimisme des personnes interrogées concernant la situation économique du pays. Le niveau d'inquiétude concernant la hausse du déficit et de la dette publique de la France reste élevé (80%) mais progresse peu par rapport à l'an passé (+1 point).

L'angoisse règne concernant l'évolution de la situation économique au cours de l'année à venir puisque 56% des Français pense qu'elle va se dégrader (+9 points). Mais ils sont à l'inverse plutôt optimistes (64%) concernant leur propre situation, notamment parmi les moins de 35 ans (72%) et les personnes aisées (CSP+ à 74%).

Interrogés sur l'évolution des prix depuis un an, ils sont une majorité (75%) à percevoir une hausse mais souvent dans une proportion supérieure à celle donnée par l'Insee (+0,3%). Ainsi, s'ils sont 15% à dire que les prix ont augmenté de moins de 1%, ils sont 37% à penser que la hausse se situe entre 1% et 3% et même 23% à la juger supérieure à 3%. A l'inverse, 7% des personnes consultées considèrent que les prix ont baissé en un an.

D. L. avec AFP