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Chypre: une tranche de prêt compromise

Manifestants contre l'austérité à Chypre

Manifestants contre l'austérité à Chypre - -

Le Parlement chypriote a échoué à voter une loi sur la privatisation de la majeure partie des services publics, ce 27 février. De quoi compromettre le versement d'une tranche d'aide internationale.

Chypre pourrait manquer d'argent frais. Le parlement de l'île a échoué, jeudi 27 février, à voter une loi controversées qui prévoit la privatisation des principaux services publics de l'Ile. Cette mesure fait pourtant partie des contreparties auxquelles s'est engagées Nicosie en échange de l'aide internationale.

Le pays, dont le système bancaire a connu une crise majeure en 2013, a obtenu du FMI et de l'Union européenne un plan de sauvetage qui prévoit le versement de 10 milliards d'euros de prêt. Mais le versement de la prochaine tranche d'aide, de 236 millions d'euros, est suspendu à l'adoption de réformes structurelles, dont celle qui n'a pu être adoptée ce jeudi.

Ponctions sur les comptes bancaires

Plusieurs centaines de manifestants s'étaient rassemblés devant le Parlement dans la journée, pour protester contre le projet de loi. 25 députés ont voté en faveur du projet, 25 contre et cinq se sont abstenus, alors qu'une majorité simple était nécessaire pour approuver le texte.

La précédente tranche d'aide au pays, de 83,5 millions d'euros, avait été octroyée en décembre 2013 après que Chypre a consenti à fermer la 2ème banque du pays et à restructurer la première. Cette dernière opération avait fait perdre aux déposants entre 47,5 et 100% de leurs avoirs au-delà de 100.000 euros.

N.G.