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Cameron se fait le chantre des relocalisations d'entreprises

David Cameron, ce vendredi 24 janvier, lors de son discours à Davos.

David Cameron, ce vendredi 24 janvier, lors de son discours à Davos. - -

Dans un discours à Davos, ce vendredi 24 janvier, le Premier ministre britannique a appelé les Européens à tout entreprendre pour relocaliser les emplois. Il a aussi dénoncé la régulation européenne qui "détruit la flexibilité".

David Cameron en pleine opération séduction. S'exprimant ce vendredi 24 janvier au forum économique de Davos devant un parterre d'hommes d'affaires, le Premier ministre britannique a fait l'éloge de l'économie anglaise "prête à accueillir vos investissements".

Le Royaume-Uni a ainsi "fait des choix difficiles en maintenant ses dépenses de recherche et développement" tout en "réduisant les taxes". David Cameron s'est ainsi vanté d'avoir au Royaume-Uni "le plus faible taux d'impôt sur les sociétés" et "la plus forte prévision de croissance" du G7.

Cet environnement, selon lui, a permis à son pays de relocaliser des emplois, auparavant partis en Asie, citant toute une série d'entreprises en exemple.

Une régulation trop lourde

"Les économies européennes ont une opportunité unique d'accélérer cette tendance qui fait que les emplois reviennent à la maison", a-t-il affirmé. "Mais ce combat n'est pas gagné", a-t-il lancé avant d'égratigner ses voisins européens.

"Il y a toujours des gens qui pensent que la clef du succès est d'augmenter la protection sociale. Certains à la Commission européenne pensent toujours que s'ils ne produisent pas de nouvelle régulation, ils ne font pas leur travail", a-t-il déclaré.

"Nous n'aidons pas les gens en produisant des directives et de la régulation à un tel point qu'elles les mettent au chômage", a-t-il pesté, ajoutant que "nous devons maintenir la flexibilité pour permettre à nos entreprises de croître". "Ces directives incroyablement complexes détruisent cette flexibilité".

Les opportunités du gaz de schiste

David Cameron a également appelé les européens à "embrasser les opportunités du gaz de schiste", les incitant "à regarder l'exemple des Etats-Unis" où l'exploration du gaz de schiste a permis "de réduire les prix de l'énergie, qui sont environ 25% inférieurs" à ceux de l'Europe.

Si l'Europe impose une régulation non justifiée sur le gaz de schiste, "les investisseurs iront voir ailleurs", a-t-il averti.

Julien Marion