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Brigitte Klinkert n'imposera pas à tous les allocataires du RSA de faire du bénévolat

Sur BFM Business, Brigitte Klinkert, la nouvelle ministre déléguée auprès de la ministre du Travail, chargée de l'insertion, explique pourquoi elle n'appliquera pas au niveau national ce qu'elle a réalisé dans son département du Haut-Rhin.

Encore peu connue au niveau national, Brigitte Klinkert, la nouvelle ministre délégué auprès de la ministre du Travail, chargée de l'insertion a néanmoins fait parler d'elle au niveau local.

En effet, en tant que présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, la responsable a mis en place le conditionnement du versement du RSA (revenu de solidarité actif) à quelques heures de bénévolat pour la collectivité par les allocataires. Même si cette contrainte est aujourd'hui facultative, elle a beaucoup fait débat.

Cette mesure pourrait-elle être généralisée au niveau national maintenant que Brigitte Klinkert est ministre en charge de l'insertion justement? Ce n'est pas à l'ordre du jour. "Il n'est pas question pour moi de généraliser toutes les politiques que j'ai mise en place sur le département du Haut-Rhin", annonce-t-elle ce vendredi sur BFM Business.

"On ne peut pas généraliser"

"Ce qui fonctionne dans le Haut-Rhin ne fonctionnera pas obligatoirement dans tous les autres territoires même si aujourd'hui il y a 15 départements qui nous ont suivi", poursuit-elle.

Car cette mesure semble avoir des résultats positifs en terme de retour à l'emploi. "Le système du bénévolat RSA est une bonne formule. (...) Les bénéficiaires du RSA sont heureux de faire ces actions. (...) Ca recréé du lien social et parfois même, grâce au bénévolat, des bénéficiaires du RSA ont retrouvé un job".

Pour autant, Brigitte Klinkert insiste: "ce qui se passe bien dans un département en fonction du contexte local ne se passera pas obligatoirement bien dans un autre département. Donc on ne peut pas obligatoirement généraliser. (...) Il faut pratiquer la différenciation. Ce qui est possible sur un département n'est pas possible sur tous les départements. Et ça tombe bien parce que c'est aussi ce que veut faire le président de la République et le Premier ministre".

Olivier Chicheportiche