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Brexit : les pourparlers avec les Travaillistes piétinent

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- - VICTORIA JONES / POOL / AFP

Les discussions sur le Brexit entre le gouvernement britannique et l'opposition travailliste sur le Brexit patinent. Elles achoppent sur la question de l'union douanière, qui irrite de nombreux conservateurs.

Six semaines après le début des discussions avec l’opposition travailliste, « il n’y pas d’avancée majeure ». C’est le constat dressé ce mardi par l’un des ténors du Labour, John McDonnell. « On est loin de ce que nous souhaitons » a précisé le chancelier de l’échiquier fantôme lors d’un entretien à la BBC.

Inacceptable

Ce que souhaitent les Travaillistes, c’est conserver des liens étroits avec l'Union européenne après le Brexit ; ils proposent donc de maintenir le Royaume-Uni dans une union douanière. Mais cette option est inacceptable aux yeux des conservateurs partisans d’un divorce radical avec Bruxelles, à l’instar de l’ancien chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson. Ces Brexiters rêvent d’une politique commerciale indépendante et de pouvoir aller signer des accords en solo avec le reste du monde.

Dans une tribune publiée aujourd'hui dans le Times, une quinzaine de membres influents du parti ont demandé à Theresa May de rejeter l’union douanière proposée par les Travaillistes, « (Sinon) Vous perdriez le centre loyal du Parti conservateur, feriez éclater notre parti (...) aucun dirigeant ne peut lier les mains de son successeur, aussi un accord serait-il au mieux temporaire, au pire illusoire ».

Union douanière permanente ou provisoire ?

Selon la BBC, qui cite des sources à Downing Street, la Première ministre ne devrait donc pas signer d'accord sur une union douanière permanente. « Nous essayons de trouver un compromis sur les douanes en tant que position provisoire ou d'étape », déclare-t-on dans l'entourage de la cheffe du gouvernement, selon la chef du service politique de la BBC Laura Kuenssberg. On voit mal comment cette option temporaire pourrait rallier les Travaillistes, eux-mêmes divisés sur la question d’un second référendum.