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Bretagne: le conseil régional approuve le Pacte d'avenir

Au travers du mouvement des bonnets rouges, les Bretons ont attiré l'attention sur la crise qui frappe la région.

Au travers du mouvement des bonnets rouges, les Bretons ont attiré l'attention sur la crise qui frappe la région. - -

Les élus bretons ont donné l'autorisation au président du Conseil régional de signer le Pacte d'avenir, ce jeudi 12 décembre. La signature officielle de ce plan, qui doit fournir 2 milliards à la région, est prévue vendredi en présence de Jean-Marc Ayrault.

Le conseil régional de Bretagne a approuvé, ce jeudi 12 décembre, d'une courte tête le Pacte d'avenir que doit venir signer vendredi à Rennes le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Les élus ont donné au président Pierrick Massiot (PS) l'autorisation de signer le texte par 46 voix (PS et PCF) contre 36 (UMP, EELV, Union démocratique bretonne et Bretagne Ecologie).

Dans ce pacte, l'’Etat s'engage, aux côtés de la région, des collectivités locales et des acteurs économiques, à aider la Bretagne en lui assurant près de 2 milliards d'aides ou de prêts. 350 millions seront débloqués dès 2014 pour soutenir des mesures d'urgence.

Cinq secteurs vont bénéficer d'un soutien particulier : l’enseignement supérieur, la recherche, et l’innovation, les filières d’avenir et l’usine du futur, les infrastructures et usages du numérique, les mobilités multimodales, et la transition écologique et énergétique.

Les bonnets rouges opposés au pacte

Ce pacte a été présenté le 4 décembre par le gouvernement, pour répondre à la crise économique et sociale que traversent les Bretons, qui s'est manifesté au travers du mouvement des bonnets rouges.

Ces derniers sont opposés à la signature du pacte. Ils estiment que le texte, "griffonné dans l’urgence par des cabinets parisiens", "est une escroquerie intellectuelle". Ils lui reprochent aussi de ne pas répondre au problème de l'enclavement de la région : ils revendiquent ainsi le maintien de la gratuité des routes et la suppression de l'Ecotaxe, que le gouvernement a seulement suspendu.

C.C. avec AFP