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Ayrault: "Rien n'est décidé sur les retraites"

Jean-Marc Ayrault va défendre sa future réforme des retraites

Jean-Marc Ayrault va défendre sa future réforme des retraites - -

Intervenant sur France 2 dimanche 25 août, le Premier ministre n'a donné aucun détail sur le financement ni sur la durée de cotisations. Il a seulement confirmé que l'âge légal de départ en retraite ne serait pas repoussé.

Jean-Marc Ayrault, lors de son intervention au 20 Heures de France 2, dimanche soir, a largement laissé les télespectateurs sur leur faim. Les éventuelles augmentations de cotisations sociales ou de CSG tout comme l'allongement de la durée de cotisations ne sont pas encore arbitrées, a-t-il affirmé.

Il rencontre d'ailleurs les partenaires sociaux à partir de demain pour finaliser les détails de sa réforme. "Les partenaires sociaux sont partagés sur le financement", a estimé le chef du gouvernement.

Il a seulement confirmé qu'on ne toucherait pas à l'âge légal de départ en retraite. Il a aussi insisté sur la prise en compte de la pénibilité ainsi que sur les inégalités de pensions nécessitant des mesures pour les femmes par exemple. "Tout le monde n'a pas la même espérance de vie".

Quelques heures auparavant, lors de son discours de clôture de l'Université d'été du PS à La Rochelle, Jean-Marc Ayrault avait adressé "un message de confiance" en réponse aux "craintes" en matière de recul des pensions et sur l'avenir du système par répartition. Sa future réforme des retraites "ne sera pas une simple mesure de gestion financière et d'ajustement budgétaire", avait-il pris la peine de dire.

Effort fiscal

Revenant sur la polémique concernant le ras-le-bol fiscal, Jean-Marc Ayrault a affirmé que "s'il y a encore des efforts à faire en 2014, ils diminueront et seront consacrés essentiellement au financement des retraites". "L'effort fiscal a été réparti équitablement" depuis le début du quinquennat, a-t-il insisté. Il a par ailleurs rappelé que le gouvernement allait réaliser 10 milliards d'euros d'économies budgétaires l'an prochain.

Interrogé sur la hausse de la TVA au 1er janvier prochain, le chef du gouvernement a rappelé "qu'il s'agissait de réduire le coût du travail pour réduire le chômage" (via le Crédit emploi compétitivité).

Patrick Coquidé