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Ayrault en Chine: le partenariat dans le nucléaire au menu

Un réacteur EPR en construction à Taishan en Chine, chantier sur lequel sont associés EDF, Areva et CGNPC.

Un réacteur EPR en construction à Taishan en Chine, chantier sur lequel sont associés EDF, Areva et CGNPC. - -

Le Premier ministre est arrivé en Chine ce jeudi 5 décembre pour cinq jours de visite officielle placée sous le signe des échanges économiques, en particulier dans le domaine du nucléaire. Les patrons d'EDF et d'Areva font partie du voyage.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, se rend en Chine du jeudi 5 au lundi 9 décembre. Au menu de cette visite officielle placée sous le signe des échanges économiques entre les deux nations, la visite d'un magasin Carrefour, d'une usine PSA, et surtout du chantier des EPR en construction de Taishan.

Dans la délégation d'une centaine de personnes qui accompagne le Premier ministre deux grands patrons n'ont pas été choisis au hasard: Luc Oursel pour Areva et Henri Proglio pour EDF, les deux groupes associés à la compagnie chinoise d'électricité sur le projet de construction des EPR. Signe de l'importance donnée à la collaboration sur le nucléaire.

En plein trentième anniversaire du partenariat franco-chinois dans le domaine du nucléaire civil, des discussions devraient avoir lieu pour faire avancer deux dossiers: la construction de deux tranches supplémentaires pour la centrale de Taishan, et la construction d'une usine de retraitement de déchets nucléaires.

EDF et Areva à nouveau main dans la main

La présence des deux patrons d'EDF et d'Areva sera le symbole du redoux des relations entre les deux entreprises qui ont vu l'image de leur unité malmenée publiquement il y a moins d'un an.

EDF, dont l'objectif assumé est de devenir "un des maîtres d'ouvrage du plus grand programme électrique au monde", était à cette époque dans l'œil du cyclone en raison des concessions qu'il envisageait pour y parvenir. Le Canard Enchainé révélait en décembre 2012 l'existence d'un contrat négocié en sous-marin entre EDF et CGNPC en 2011, excluant Areva et prévoyant des transferts de technologie et de savoir-faire français dont l'ampleur faisait polémique.

Ce contrat, finalement retoqué par les administrateurs du groupe et l'Etat actionnaire, au profit d'un accord tripartite entre Areva, EDF et CGNPC, faisait d'ailleurs l'objet d'une enquête de l'Inspection générale des finances, soulignait l'hebdomadaire. Elle a depuis été abandonnée, l'Elysée assurant qu'aucun "manquement majeur" n'a été relevé.

Nina Godart