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Après le confinement, les Français achètent de plus en plus… de poules

Les aviculteurs constatent depuis la fin du confinement une hausse importante des ventes de poules pondeuses.

Depuis trois mois, Alain Gardin n'arrête pas. Cet aviculteur de Haute-Garonne a vu son activité augmenter avec le confinement et la crise sanitaire. Alors qu'il vend des poules pondeuses à onze euros pièce, il constate un intérêt croissant pour ces bêtes. "On a en ce moment 50% de nouveaux clients sur la vente directe", confie-t-il à BFMTV. 

A l'image de ces Français qui voient de plus en plus d'intérêt à avoir chez eux des poules pondeuses, Fabien explique avoir sauté le pas avec un objectif: avoir des oeufs frais. "Ça n'a rien à voir avec le supermarché, c'est incomparable". De son côté, Cyril assure qu'il était déjà tenté avant, et que "le confinement n'a fait que confirmer".

Chez Alain Gardin, le téléphone s'est mis à sonner beaucoup plus que d'habitude. Il reçoit entre 400 et 500 appels par jour. Pour faire face à la demande, il a dû s'adapter. Résultat, l'éleveur a augmenté les jours de ventes aux particuliers sur son exploitation, en s'adaptant aux nouvelles conditions sanitaires.

Un nouveau profil d'acquéreurs 

Volonté d'un retour à des choses plus authentiques, mais aussi pénurie d'oeufs dans les supermarchés pendant le confinement et engouement pour la cuisine,... ce sont autant de raisons qui poussent les Français à adopter des poules pondeuses. "La saison des poules pondeuses, de mars à début mai, a été décalée avec le confinement, mais c’est sûr qu’on constate un engouement et de nouveaux clients", indique pour sa part au Parisien Anaïs Baron, responsable du magasin Maxi Zoo à Fenouillet, au nord de Toulouse. 

Et le profil des acheteurs a changé. "Avant le confinement, les acheteurs étaient plutôt des personnes âgées (...) les profils ont évolué aujourd’hui avec de jeunes couples avec enfants qui installent un petit poulailler", poursuit Anaïs Baron. 

Ivan Valerio